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12 Sep 2019

Une promesse très critiquée

Trop peu, trop tard, rhétorique ou dangereuse : la classe politique et la presse israélienne ont réservé un accueil critique à la promesse du Premier ministre Benjamin Netanyahu d’annexer un vaste pan de la Cisjordanie s’il est réélu la semaine prochaine.

« Lorsque je parle de la vallée du Jourdain, je ne parle pas simplement de localités isolées (…), je parle d’un territoire essentiel à notre sécurité », a dit hier M. Netanyahu.

Si le projet d’annexion est soutenu par des partis de droite proches du Likoud de M. Netanyahu, voire par une grande partie de ses adversaires politiques, le timing de l’annonce, à une semaine d’élections, a été critiqué.

« Pourquoi parler d’annexion à une semaine des élections alors que le gouvernement peut décider de l’appliquer quand il veut et aujourd’hui même? », a soutenu Betzalel Smotrich, actuel ministre des Transports et un des ténors de la liste électorale Yamina, située plus à droite que le Likoud de M. Netanyahu.

« Netanyahu souhaite annexer des voix, pas la vallée du Jourdain (….) Il a été Premier ministre pendant 13 ans, pourquoi ne l’a-t-il pas déjà fait? », a réagi Yair Lapid, du parti centriste « Bleu-blanc », au coude-à-coude dans les sondages avec le Likoud.

Pour se démarquer de ses adversaires, le Premier ministre cherche à mobiliser le vote de la droite nationaliste et des quelque 400.000 habitants de implantations qui vivent en Cisjordanie.

Ces derniers mois, et avant même les élections d’avril –qui n’avaient pas réussi à déboucher sur un gouvernement d’union, d’où le nouveau scrutin de septembre–, M. Netanyahu avait déjà promis l’annexion d’implantations en Cisjordanie.

Mais c’est la première fois qu’il présentait mardi un plan concret d’annexion, aussitôt fustigé par les Palestiniens et des dirigeants du monde musulman.

La Jordanie, gardienne des lieux saints musulmans à Jérusalem-Est, a averti que cette décision « entraînerait toute la région dans la violence ». La Turquie a pour sa part évoqué une promesse « raciste ».

Qualifiant cet engagement de « dangereuse escalade », l’Arabie saoudite, qui se rapproche actuellement d’Israël, a demandé une « réunion d’urgence » des ministres des Affaires étrangères des 57 membres de l’Organisation de la coopération islamique.

Une annexion partielle serait « une violation grave du droit international », a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Elle serait « dévastatrice pour la possibilité de relancer les négociations et la paix régionale » et minerait « sévèrement » la solution à deux Etats », Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité, a-t-il ajouté.

La promesse de M. Netanyahu pourrait provoquer « une forte hausse des tensions », a aussi mis en garde le ministère russe des Affaires étrangères.

L’annonce de M. Netanyahu a aussi reçu un accueil sévère dans la presse israélienne.

(AFP)

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