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07 Sep 2018

Un mur entre Israël et le Liban

Sur des collines surplombant la Méditerranée, d’un côté les Israéliens, de l’autre le Liban. Entre les deux, un mur de sécurité, actuellement en construction par Israël, comme il en existe déjà le long de la frontière de Gaza .

Après différents conflits, Israël et le Liban restent techniquement en état de guerre. Mais cette nouvelle barrière vise surtout à stopper d’éventuelles tentatives d’infiltration du Hezbollah qui prône la destruction d’Israël.

« Cette barrière est la réponse aux intentions proclamées, aux menaces publiquement proférées par le Hezbollah depuis 2011 de s’infiltrer en Israël et de s’en prendre aux localités israéliennes situées au sud de la Ligne bleue », tracée par l’ONU après le retrait israélien du Liban en 2000 et fixant la frontière, explique le commandant Tomer Gilad.

« Nous prenons ces menaces au sérieux », poursuit cet officier lors d’une visite du chantier organisée pour des journalistes près de Rosh HaNiqra.

Le mur en construction, juxtaposition hermétique de blocs gris de neuf mètres de haut ressemblant comme des jumeaux à ceux érigés pour isoler la Cisjordanie, prolonge une barrière édifiée en 2012 autour de la ville israélienne de Metula, proche de la frontière libanaise.

Onze kilomètres ont déjà été construits et les budgets existent pour deux kilomètres supplémentaires.

L’objectif à terme est d’ériger un mur le long des 130 kilomètres de frontière. Si l’argent est là, le projet est réalisable en deux ans, soutient le directeur du projet, le général Eran Ofir. Le coût total est estimé à 1,7 milliard de shekels (406 millions d’euros).

Le mur remplace la haute clôture existante jusqu’alors. Il sera surmonté de caméras et d’un entrelacs de fils d’acier. Les officiers israéliens se gardent de dire si le dispositif inclut une composante souterraine pour parer le danger de tunnels, comme autour de la bande de Gaza.

Israel assure que le mur se trouvera intégralement de son côté de la Ligne bleue. Le Liban affirme de son côté que certaines sections empiéteront sur son sol et s’active diplomatiquement pour dénoncer cette construction. Les tensions sont exacerbées par les revendications antagonistes des deux pays sur des gisements d’hydrocarbures en Méditerranée.

L’armée israélienne dit coordonner étroitement le chantier avec les Casques bleus de la force de paix au Liban, la Finul.

Des représentants des armées israélienne et libanaise se rencontrent environ une fois par mois, avec la Finul pour médiatrice, pour évoquer les sujets susceptibles de causer des frictions, dont le chantier, dans un secteur volatil.

Les officiers israéliens sont confiants dans le fait que le Hezbollah a laissé beaucoup de forces et des centaines de combattants dans la guerre en Syrie où il combat au côté du régime de Bachar al-Assad.

Mais, estiment-ils, il s’est en revanche encore aguerri à l’épreuve des combats, au contact des Iraniens et des Russes, les autres alliés du régime syrien. Il disposerait de 100.000 à 120.000 roquettes et missiles de courte portée, et de plusieurs centaines de missiles de longue portée, selon les militaires israéliens.

Le mur est supposé bloquer les tirs et les incursions. Il vise aussi à surveiller le Hezbollah, indiquent les Israéliens sans plus de précisions.

(AFP)

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