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15 Jan 2019

Tuerie du musée juif de Bruxelles

Le jihadiste français Mehdi Nemmouche, qui nie être l’auteur de la tuerie du musée juif de Bruxelles en 2014, pourrait mardi pour la première fois livrer « sa vérité », devant la cour d’assises qui le juge pour ce quadruple assassinat. Cette séquence permettant à la défense de contredire l’accusation, avant l’audition des témoins, s’annonce comme le premier moment fort du procès qui doit durer jusqu’au 1er mars.

Prévue sur trois jours, jusqu’à jeudi inclus, elle commence mardi à 09H00 (08H00 GMT) par une présentation par les avocats de Mehdi Nemmouche de leur stratégie de défense. Viendra ensuite dans la journée le premier interrogatoire de l’accusé principal, jugé avec un complice présumé, Nacer Bendrer, qui, lui, sera questionné sur son rôle présumé de fournisseur d’armes. Les deux Français qui doivent répondre d' »assassinats terroristes » encourent la prison à vie.

Durant l’enquête, Mehdi Nemmouche, 33 ans, accusé d’avoir tué de sang-froid en moins d’une minute et demie un couple de touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge du musée, a refusé de s’exprimer, faisant valoir son droit au silence. A l’époque des faits, le 24 mai 2014, ce délinquant multirécidiviste radicalisé en prison était revenu depuis peu de Syrie où il avait combattu dans les rangs jihadistes.

L’avocat de Nemouche, Sébastien Courtoy, réputé provocateur, qui a défendu dans le passé un député d’extrême droite et le polémiste Dieudonné en Belgique. affirme détenir « plus de 40 preuves » dans un large spectre: « traces de chaussures, ADN, téléphonie, enregistrements » pour disculper son client.

Six jours après la tuerie, Mehdi Nemmouche avait été arrêté à sa descente d’un bus à Marseille (sud de la France) en possession des armes utilisées, un revolver et un fusil d’assaut Kalachnikov. Son ADN a été retrouvé sur ce fusil d’assaut. L’enquête a aussi démontré que la veste en nylon bleue retrouvée dans ses affaires personnelles et présentant des « résidus de tir » était du même type que celle décrite par les témoins lors de l’attaque. Dans un ordinateur portable que transportait Nemmouche ont été retrouvées sept vidéos de revendication de la tuerie, et les « voix off » qu’on y entend (sans image du visage) correspondent à celle de l’accusé selon plusieurs expertises.

Les parties civiles, familles des victimes et institutions juives jugent « accablants » ces éléments compilés dans les 200 pages de l’acte d’accusation.

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