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28 Jan 2020

Sarah Halimi: la Cour de cassation répond à Emmanuel Macron

C’est une mise au point des plus rares qui réaffirme avec force le caractère intangible de la séparation des pouvoirs. Les plus hauts magistrats de France ont rappelé hier « l’indépendance de la justice » après les déclarations du président Emmanuel Macron sur le « besoin » d’un procès dans l’affaire Sarah Halimi, tuée en 2017. Chantal Arens et François Molins se sont exprimés par le biais d’un bref et sévère communiqué : « La première présidente de la Cour de cassation et le procureur général auprès de cette Cour rappellent que l’indépendance de la justice, dont le président de la République est le garant, est une condition essentielle du fonctionnement de la démocratie. Les magistrats de la Cour de cassation doivent pouvoir examiner en toute sérénité et en toute indépendance les pourvois dont ils sont saisis », ont-ils affirmé.

Ce rappel sans appel fait suite aux déclarations du président de la République à Jérusalem jeudi, en marge des cérémonies pour le 75e anniversaire de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau. Le chef de l’Etat a longuement évoqué la décision de la cour d’appel de Paris qui a déclaré pénalement irresponsable le suspect du meurtre de Sarah Halimi, sexagénaire juive tuée en 2017, estimant que « le besoin de procès » était « là ». Tout en affirmant qu’il ne pouvait commenter ouvertement une décision de justice – « Je ne peux vous parler avec le coeur, car le président est le garant de l’indépendance de la justice » – il s’est exprimé en détail sur cette affaire en cours devant la communauté française en Israël. « Un pourvoi en cassation a été formulé et constitue une voie possible », a indiqué le président, soulignant que la justice française avait « reconnu le caractère antisémite de ce crime ».  Si « la responsabilité pénale est affaire des juges, la question de l’antisémitisme est celle de la République », a-t-il ajouté. « Même si à la fin le juge décidait que la responsabilité pénale n’est pas là, le besoin de procès est là. »

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