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14 Mar 2019

Pas de retour pour les enfants de jihadistes

Le retour des enfants de jihadistes français détenus en Syrie et réclamé notamment par certains proches et des avocats, n’est « pour l’instant » pas envisagé, a affirmé le secrétaire d’État Laurent Nuñez.

« Les FDS (Forces démocratiques syriennes) ont fait le choix que les enfants restent avec leur mère donc pour l’instant il n’y a pas de retour envisagé », a déclaré le secrétaire d’État à l’Intérieur lors d’une audition de la commission des Affaires européennes de l’Assemblée.

« Les enfants sont dans la majorité des cas détenus avec leurs parents, en tout cas avec leur mère. La question du retour ne se pose pas à l’heure actuelle », a complété M. Nuñez.

Des proches de combattants ayant rejoint le groupe État islamique ont récemment multiplié les démarches pour obtenir un retour en France d’enfants de jihadistes français détenus par les combattants kurdes en Syrie.

En début de semaine, deux avocats, Marie Dosé et Henri Leclerc, ont lancé une pétition en ce sens signée par plusieurs personnalités. « Aucun n’a choisi de naître sur zone ou de rejoindre Daesh (acronyme arabe de l’EI, ndlr) », lit-on dans cette pétition.

« Tous ces enfants sont exposés à court et moyen terme à un risque de mort », affirment ces deux avocats et Me Martin Pradel dans un communiqué publié dans la soirée en réaction aux propos du secrétaire d’Etat.

« Les enfants, dont la grande majorité a moins de six ans, sont exposés à des épidémies de tuberculose et de choléra. (…) Ils sont tous malnutris, et presque tous atteints de dysenterie. Ils souffrent de chocs post-traumatiques sévères et ne bénéficient d’aucun soin digne de ce nom », écrivent les avocats.

Selon M. Nuñez, il y a pu avoir « ces dernières semaines », « des retours au compte-goutte » d’enfants accompagnant des adultes de retour de Syrie.

« Ce sont des enfants comme les autres mais qui ont subi des traumatismes importants », a-t-il commenté.

Sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a lui évoqué la situation des orphelins de jihadistes français tués en Syrie et qui constitue « une vraie difficulté ».

En Syrie, ces enfants « ne sont pas sous l’autorité du gouvernement français, des soldats français. Il ne m’appartient pas de dire tel ou tel enfant est français et je vais le chercher. Ce n’est juste pas possible », a souligné M. Castaner.

L’épineuse question du retour des jihadistes français se pose depuis plusieurs semaines avec l’annonce du retrait américain de Syrie et la chute imminente des dernières poches du « califat » de l’EI.

Plusieurs scénarios ont été étudiés par les autorités, dont celui d’un transfert de ces personnes vers la France, même si Emmanuel Macron a affirmé le 26 février qu’il n’y avait « pas de programme de retour des jihadistes ».

« Faut-il attendre qu’un enfant français meure pour que le président de la République prenne conscience du drame qui est en train de se jouer ? », poursuit le communiqué des avocats, citant l’exemple d’un nouveau-né britannique mort la semaine dernière de pneumonie.

« Nous ne pouvons imaginer que perdure tant de déni, d’irresponsabilité et d’indifférence des autorités, alors que des enfants français (…) sont en train de périr dans des camps », concluent-ils.

(AFP)

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