Application pour Tablette et Mobile Bien plus qu'une radio
Téléchargez notre application
disponible pour iOSAndroid
10 Oct 2019

Offensive turque contre les Kurdes de Syrie

La Turquie a lancé mercredi, comme elle s’y était engagée, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte antijihadistes, suscitant une volée de critiques internationales et des menaces de sanctions américaines.

Hier des régions voisines de la Turquie, notamment les zones de Tal Abyad et de Ras al-Aïn, ont été bombardées par l’aviation et l’artillerie turques. Le ministère turc de la Défense a annoncé en soirée que des militaires turcs et leurs supplétifs syriens avaient pénétré en Syrie, marquant le début de la phase terrestre de l’opération.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), ont affirmé de leur côté mercredi soir avoir « repoussé » l’offensive turque, dont l’objectif est d’éloigner de la frontière les YPG.

L’assaut turc a d’ores et déjà fait 15 morts dont 8 civils, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ajoutant que des « milliers de déplacés » fuient les zones bombardées.

Le président américain Donald Trump a estimé que l’opération d’Ankara était « une mauvaise idée », tout en espérant que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan agisse de manière « rationnelle » et aussi « humaine » que possible. En début de semaine, c’est pourtant le retrait des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie et les déclarations contradictoires de la Maison blanche qui ont ouvert la voie à l’offensive.

Deux sénateurs démocrate et républicain ont dévoilé mercredi une proposition visant à sanctionner très sévèrement la Turquie si elle ne retire pas son armée. Ce projet imposerait au gouvernement de Donald Trump de geler les biens aux Etats-Unis des plus hauts dirigeants turcs, imposerait des sanctions à toute entité étrangère qui vendrait des armes à Ankara, et viserait aussi le secteur énergétique turc.

L’offensive turque, qui a provoqué un tollé international, sera au centre d’une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU ce jeudi.

Le déclenchement de l’offensive a été fermement condamné par plusieurs pays qui craignent un chaos susceptible d’ouvrir la voie à un retour en force de l’EI, et qui fait planer l’incertitude sur le sort des jihadistes prisonniers des YPG.

Le porte-parole de M. Erdogan, Ibrahim Kalin, a appelé les pays européens à « reprendre » leurs ressortissants ayant intégré l’EI et aujourd’hui détenus par les forces kurdes.

Paris a « très fermement » condamné l’incursion turque, qui « doit cesser ». Même exigence du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. L’Allemagne a estimé que l’opération risquait « de provoquer une résurgence » de l’EI, et Londres a dit sa « sérieuse préoccupation ».

Avant le déclenchement de l’offensive, le président russe Vladimir Poutine avait appelé M. Erdogan à « bien réfléchir ».

L’Egypte a pour sa part jugé cette « attaque inacceptable » et Ryad a condamné « l’agression » de la Turquie en Syrie.

Amnesty International a souligné qu' »à la fois les forces turques et kurdes » avaient, « dans le passé, mené des attaques aveugles en Syrie » ayant « fait de nombreuses victimes parmi les civils ». L’ONG a exhorté à faire en sorte que « cela ne se reproduise pas ».

(AFP)

Partagez PARTAGEZ
Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter

Cela peut aussi vous intéresser

Evénements, bons plans, ...
Rejoignez
-nous


RCJ le Club

RCJ Le club propose une fois par mois des événements culturels, avant-première de film, théâtre, concerts privés, voyages. Rejoignez-nous, vous allez adorer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook RCJ Twitter RCJ

/