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27 Sep 2019

Mort de Jacques Chirac, l’hommage de la nation

La France se prépare à rendre hommage à Jacques Chirac, au lendemain de la mort, à 86 ans, du cinquième président de la Ve République. Lundi 30 septembre sera une journée de deuil national.

Jacques Chirac « entre dans l’Histoire et manquera à chacun d’entre nous désormais », a conclu Emmanuel Macron hier soir, à la fin d’une allocution télévisée remémorant l’action de son prédécesseur et insistant sur la personnalité d’un « homme d’Etat que nous aimions autant qu’il nous aimait ».

« Si longtemps nous n’avons osé l’aimer pour finalement concevoir pour lui un attachement affectueux, quasi filial », a ajouté M. Macron avant de se rendre au domicile parisien de Jacques Chirac, près du Sénat, pour se recueillir devant sa dépouille.

Au même moment, plusieurs centaines de personnes sont venues hier soir à l’Elysée pour signer les livres d’or installés devant une grande photo de l’ancien président, et qui resteront accessibles jusqu’à dimanche.

Le débat, sensible, sur l’immigration prévu lundi à l’Assemblée nationale est reporté à une date ultérieure.

« Adieu » (Le Figaro), « Sans Chichi » (Libération), « Tellement Français » (Le Parisien): la presse française, dans de nombreuses éditions spéciales, a célébré vendredi « ce que fut » l’homme politique durant sa carrière d’un demi-siècle plus que « ce que fit » le président.

L’ex-chef de l’Etat, qui était souffrant depuis de longues années, s’est éteint « très paisiblement, sans souffrir » et entouré des siens jeudi matin à son domicile, rue de Tournon dans le centre de Paris, la ville dont il avait été le maire pendant 18 ans avant d’accéder à l’Elysée, en 1995.

« C’est une part de ma vie qui disparaît aujourd’hui », a commenté Nicolas Sarkozy, son successeur à l’Élysée, tandis que François Hollande saluait « un combattant » qui « avait su établir un lien personnel avec les Français ».

« Paris est en deuil », a aussi déclaré Anne Hidalgo, maire de la capitale. En signe d’hommage, la Tour Eiffel s’est éteinte jeudi soir.

Avec Jacques Chirac disparaît l’un des principaux acteurs à droite de la vie politique française, depuis la fin des années 60 jusqu’au milieu des années 2000. Celui qui fut également député de la rurale Corrèze -et était jugé comme l’un des siens par le monde paysan- fut deux fois président de la République, de 1995 à 2007, mais aussi deux fois Premier ministre (1974-1976 et 1984-1986), trois fois maire de Paris, fondateur de deux partis -le RPR et l’UMP, ainsi que ministre à répétition à partir de l’âge de 34 ans.

« Il a fait tous les métiers de la Ve République », a commenté pour l’AFP le politologue Pascal Perrineau. Et au fil des évolutions parfois sinueuses de sa ligne politique et de ses propositions en matière économique et sociale, restent quelques constantes: le rejet intransigeant de l’extrême droite, le souci de la cohésion nationale, une approche gaulliste du rôle international de la France, vue comme une puissance d’équilibre devant parler à tous.

« Jacques Chirac c’était un Français au plein sens du terme, avec ses aspirations, ses contradictions, ses ambitions, ses moments peut-être à certains égards de génie (..) et puis aussi des phases plus compliquées, des hésitations, parfois des renoncements », a souligné le Premier ministre Edouard Philippe vendredi matin sur RTL.

(AFP)

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