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10 Mai 2019

Meurtre de Sarah Halimi : fin de l’enquête mais incertitude sur la tenue d’un procès

Un procès aura-t-il lieu pour le meurtre de Sarah Halimi ? Deux ans après la mort de cette sexagénaire juive à Paris, l’annonce de la fin des investigations laisse craindre à la famille que le suspect soit considéré comme pénalement irresponsable. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, Kobili Traoré, pris d’une « bouffée délirante » selon les experts, s’était introduit chez sa voisine Lucie Attal – aussi appelée Sarah Halimi – au troisième étage d’un immeuble HLM de Belleville. Aux cris d' »Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du coran, ce musulman de 27 ans l’avait rouée de coups sur son balcon avant de la précipiter dans la cour.

Cette affaire avait relancé le débat sur la persistance de l’antisémitisme dans certains quartiers populaires sous l’effet d’un islam identitaire, débat qui sera ravivé un an plus tard par le meurtre d’une octogénaire juive à Paris, Mireille Knoll.  La qualification antisémite de ce crime avait donné lieu à un bras de fer entre la juge, qui ne l’avait pas retenue au départ, et le parquet de Paris qui la réclamait, soutenu par les représentants de la communauté juive.

L’affaire avait aussi pris une tournure politique quand le président Emmanuel Macron avait réclamé à la justice « toute la clarté » sur les faits, en présence du Premier ministre israélien en visite à Paris en juillet 2017. La semaine dernière, après deux ans de procédure, la juge d’instruction Anne Ihuellou a annoncé aux parties la fin de ses investigations, a appris jeudi l’AFP de sources proches du dossier.Cette étape ouvre la voie aux observations finales des avocats et aux réquisitions du parquet avant la décision, très attendue, de la magistrate sur la tenue ou non d’un procès de Kobili Traoré, mis en examen pour meurtre à caractère antisémite.

Trois expertises psychiatriques ont été réalisées depuis deux ans mais leurs résultats, contradictoires, font craindre aux parties civiles que le jeune homme, toujours hospitalisé, soit reconnu comme pénalement irresponsable et bénéficie d’un non-lieu. Les trois expertises concordent pour dire que le jeune homme, sans antécédent psychiatrique, ne souffre pas de maladie mentale mais qu’il a agi lors d’une « bouffée délirante » provoquée par une forte consommation de cannabis.

Pour les avocats de la famille Halimi, Mes Caroline Toby et Francis Szpiner, « l’expert psychiatre ne peut se substituer au juge »: en l’absence d’unanimité entre les experts, « il appartient à une juridiction de jugement de discuter les circonstances de purs faits, comme la tentative de maquillage du crime en suicide » ou le choix, selon eux ciblé, de la victime, avant de pouvoir « confirmer ou infirmer les réponses des psychiatres » (avec AFP)

 

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