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08 Nov 2019

Le fait religieux s’affirme dans le monde du travail

Le fait religieux s’est affirmé en entreprise ces dernières années, sans remettre en cause l’organisation du travail dans la grande majorité des cas, une minorité de situations se révélant cependant problématiques, selon une étude publiée par l’Institut Montaigne.

« Depuis la première enquête de 2013, la présence du fait religieux dans les entreprises françaises s’est affirmée », indique le baromètre réalisé par Lionel Honoré, professeur des universités à l’Institut d’administration des entreprises de Brest et directeur de l’Observatoire du fait religieux en entreprise.

Le chercheur évoque dans cette étude la « banalisation » du fait religieux en entreprise, rencontré en 2019 par 70% des répondants, qui sont des cadres et managers. « Ce sont très majoritairement des situations qui sont liées à l’islam », précise Lionel Honoré, interrogé par l’AFP.

Les faits les plus courants concernent le temps de travail (absences, aménagements des horaires, planning des vacances…) ou le port de signes religieux ostentatoires, selon le baromètre, soit des situations qui « ne remettent pas en cause directement l’organisation du travail et son fonctionnement ». Contrairement à d’autres faits religieux observés beaucoup plus rarement au travail par les répondants, tels que les prières pendant le temps de travail (7%), le refus de travailler avec des femmes (6%), d’être managé par des femmes (2%) ou de leur serrer la main (5%), ou encore le refus de travailler avec des personnes qui ne soient pas des coreligionnaires (1%).

« Les salariés savent de mieux en mieux adapter leur pratique religieuse aux contraintes et exigences du fonctionnement de l’organisation », d’après l’étude.

D’ailleurs, l’impact du fait religieux sur les relations entre collègues n’est pas perçu comme négatif par plus des trois quarts des personnes interrogées, même s’il reste un sujet délicat à aborder pour la moitié des répondants.

« Quant aux managers, ils ont davantage de repères et d’outils pour gérer au mieux ces situations », relève l’étude, qui regrette néanmoins que l’encadrement de proximité, en première ligne, soit « trop souvent esseulé ».

Concernant le fait religieux en entreprise, « dans 90% des cas, on voit une nette amélioration, mais il y a une minorité de 10%, qui n’est pas anecdotique, où ça empire », résume M. Honoré.

La part des situations nécessitant l’intervention de l’encadrement est ainsi en constante augmentation: elle est passée de 51% en 2018 à 54% en 2019. Et en cas d’intervention, la part des cas bloquants et conflictuels augmente légèrement (19% en 2019, 18% en 2018).

Autre aspect abordé par le baromètre: si 81% des répondants n’observent que très rarement des situations de discrimination liée à la religion dans leur cadre de travail, 10% disent en observer régulièrement.

L’enquête a été réalisée entre juillet et août 2019 auprès d’un échantillon représentatif de cadres et managers, 1.104 questionnaires ayant finalement été exploités.

(AFP)

 

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