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16 Juil 2018

Il y a 76 ans, la rafle du Vel d’Hiv’

13 152 personnes, dont 4 115 enfants. Les 16 et 17 juillet 1942, la police française procède à la plus grande vague d’arrestation de juifs pendant la seconde guerre mondiale. La rafle du Vel d’Hiv a lieu à Paris et dans sa banlieue, moins d’une centaine de ceux arrêtéz ces jours-là reviendront des camps de la mort. Effectuée à la demande des nazis, l’opération baptisée « Vent printanier » est donc menée avec la collaboration de 7 000 gendarmes et policiers français, assistés de plusieurs centaines de membres du Parti populaire français de Jacques Doriot sur ordre du gouvernement de Vichy. Après des négociations menées par René Bousquet, le secrétaire général de la Police nationale avec les autorités allemandes, les Juifs français sont temporairement exclus de la rafle qui concerne essentiellement les juifs étrangers ou apatrides réfugiés en France. Parmi les quelques 4 000 enfants arrêtés,la plupart étaient français nés de parents étrangers. Des familles entières prises au piège, sont arrêtées à leur domicile. C’est Pierre Laval qui dirige alors le gouvernement de Pétain, qui décide de déporter les enfants avec leurs parents, invoquant je cite « une mesure humanitaire ». Laval refuse la proposition que lui fait le Pasteur Parc Boegner de les faire adopter par des familles françaises. Après leur arrestation, une partie des juifs est conduite directement à Drancy. Les autres sont envoyés au Vel d’Hiv en plein coeur de Paris. Pendant 5 jours, 8 160 personnes parmi lesquelles plus de 4 000 enfant devront survire sans nourriture, dans une chaleur étouffante, une odeur épouvantable et un bruit infernal. Ceux qui tentent de s’enfuir sont tués sur le champ. Les prisonniers sont ensuite conduits dans les camps de Drancy, de Beaune la Rolande et de Pithiviers avant d’être déportés vers les camps d’extermination nazis. Le 20 juillet Adolf Eichmann donne son accord à la déportation des enfants et des vieillards. Tous seront déportés à Auschwitz: les adultes de plus de 15 ans le 5 août 1942, les plus jeunes qui ont été séparés de leurs parents le seront mi-août. C’est en mémoire de cette rafle que le 16 juillet a été choisi en 1993 par le président François Mitterrand pour instituer la « journée nationale à la mémoire des victimes des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de faite dite: gouvernement de Vichy ». En 2000 elle devient la « journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’état français et d’hommage aux Justes de France ». Le 16 juillet 96, le président Jacques Chirac, rompant avec la position de ses prédécesseurs, reconnait devant le monument commémoratif, la « responsabilité de l’état français » ainsi que celle de la France qui, déclare-t-il « a commis l’irréparable ».

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