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11 Oct 2019

Encore des questions autour de l’attentat de la Préfecture de police de Paris

Une semaine après l’attaque de la préfecture de police de Paris, l’enquête sur les motivations de Mickaël Harpon se heurte toujours à de nombreuses zones d’ombre, alors qu’aucune complicité n’a été identifiée à ce stade pour cet attentat non revendiqué.

Coup de folie solitaire ou attaque planifiée d’un radicalisé avec l’aide de complices ou d’inspirateurs ? « L’enjeu principal des investigations consiste à établir » si l’assaillant, qui travaillait depuis 2003 au sein de la « PP », « a ou non bénéficié de complicité », résume une source proche dossier.

Auditionné jeudi matin par la commission des Lois du Sénat, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a assuré que « rien » n’établissait à ce stade qu' »il y aurait une organisation collective autour de l’auteur de l’attentat ».

Depuis l’attaque du 3 octobre, qui a fait quatre morts dont trois policiers, aucune revendication n’a été publiée. A ce jour, « on n’a pas trouvé non plus de lien entre lui et une quelconque organisation terroriste », souligne la source proche du dossier.

Une situation qui renforce la thèse d’un passage à l’acte solitaire, même si la tuerie de la préfecture répond au mot d’ordre récurrent du groupe Etat islamique (EI) consistant à s’attaquer aux forces de l’ordre et aux représentants de l’Etat.

Sans en revendiquer la paternité, l’EI a mentionné l’attentat jeudi dans sa lettre hebdomadaire de propagande.

L’entourage de Mickaël Harpon, qui a acheté ses couteaux le matin de l’attaque, était-il au courant de son projet ou a-t-il joué un rôle dans sa radicalisation? Selon le procureur antiterroriste, l’assaillant était converti à l’islam depuis une dizaine d’années et fréquentait des membres de la mouvance « islamiste salafiste ».

Toutefois, d’après une source proche du dossier, la mosquée que le tueur fréquentait à Gonesse n’était « pas considérée comme salafiste », même si un imam fiché S (Sûreté de l’Etat) y officie.

L’épouse de Mickaël Harpon, placée en garde à vue le jour des faits, a été remise en liberté, sans poursuites. Dans son téléphone, les policiers ont retrouvé 33 SMS échangés avec le tueur le matin du drame, avec des propos à connotation religieuse.

Cette femme de 38 ans, souffrant comme son mari de surdité, a assuré aux enquêteurs n’avoir jamais eu connaissance du projet de son époux. Elle a décrit la crise qui l’a agité la nuit précédant l’attaque et dont les voisins, qui l’ont entendu crier à plusieurs reprises « Allah Akbar », ont été les témoins.

(AFP)

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