Application pour Tablette et Mobile Bien plus qu'une radio
Téléchargez notre application
disponible pour iOSAndroid
14 Sep 2018

Emmanuel Macron lance la mobilisation contre le « scandale de la pauvreté »

Emmanuel Macron a appelé « toutes les forces de la Nation » à se mobiliser pour éradiquer la grande pauvreté « en une génération », en présentant un plan qui ambitionne de « refonder l’Etat providence ». « Nous nous sommes trop souvent habitués au scandale de la pauvreté », a déclaré le chef de l’Etat devant quelque 400 personnes au musée de l’Homme à Paris. Le Fonds Social Juif Unifié était représenté par son Président Ariel Goldmann.

Il faut a-t-il fait valoir « lancer un combat neuf, indispensable, vital pour notre pays, celui de décider résolument de ne plus oublier personne ». Pour cela, il a multiplié les annonces dans un discours d’1h20, dont l’une des plus fortes est la création d’un revenu universel d’activité, qui « fusionne le plus grand nombre possible de prestations ». Il a également souhaité la mise en place d’un « service public de l’insertion » et annoncé une série d’aides destinées aux enfants et aux jeunes comme les repas à 1 euro dans les cantines. Le coût de ces mesures a été évalué à huit milliards d’euros sur quatre ans, jusqu’à la fin du quinquennat, qui « sont entièrement financées » selon l’Elysée. « Ce n’est pas un plan charité car il ne s’agit pas de permettre de vivre un tout petit peu mieux dans la pauvreté, il s’agit de sortir de la pauvreté », a insisté le président.

Mais l’opposition a dénoncé l’insuffisance des moyens et le flou sur la mise en oeuvre du plan. « A la politique des métaphores (…) nous préférons une politique d’action et de résultats », a réagi Laurence Sailliet (LR) tandis que Rachid Temal (PS) dénonçait « beaucoup de bonnes intentions et un catalogue à la Prévert », qui ne « compense pas les cadeaux faits aux plus riches », selon Julien Bayou (EELV).

En présentant lui-même la « stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté », Emmanuel Macron a cherché à briser l’image de « président des riches » qui a contribué à sa forte baisse dans les sondages. Il a aussi donné des gages à l’aile gauche de sa majorité, qui appelait à un tournant social de la politique gouvernementale jugée trop libérale par certains élus. Mais lui-même a rejeté toute idée de « tournant social », réaffirmant la cohérence de la politique menée depuis le début du quinquennat.

Il a d’ailleurs repris l’une de ses formules les plus polémiques, celle sur les « premiers de cordée », qu’il avait utilisée à l’automne 2017. « Personne n’est premier de cordée si le reste de la société ne suit pas », a-t-il souligné, en appelant « les premiers de cordée à ne pas oublier les derniers de cordée ».

La France comptait en 2016 quelque 8,8 millions de personnes pauvres, soit 14% de la population, selon l’Insee. Ce taux monte à 19,8% pour les moins de 18 ans. Sont considérés comme pauvres celles et ceux qui perçoivent moins de 1.026 euros par mois (pour une personne seule), c’est-à-dire moins de 60% du revenu médian de la population (avec AFP)

 

Partagez PARTAGEZ
Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter

Cela peut aussi vous intéresser

Evénements, bons plans, ...
Rejoignez
-nous


RCJ le Club

RCJ Le club propose une fois par mois des événements culturels, avant-première de film, théâtre, concerts privés, voyages. Rejoignez-nous, vous allez adorer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook RCJ Twitter RCJ

/