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07 Mai 2018

Emmanuel Macron : 1 an à l’Elysée

Ce 7 mai marque le premier anniversaire de la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle. Le bilan de cette première année passée à la tête de l’Etat est mitigé pour une large partie de la gauche et même pour une majorité de Français, selon une enquête Ipsos-Sopra Steria, 55% des personnes interrogées jugent son bilan négatif contre 45% qui l’estiment positif. Samedi, à Paris, à l’appel de la France Insoumise, près de 40 000 personnes ont défilé pour faire la « Fête à Macron ». Deux  personnes arrêtées en marge de la marche ont vu leur garde à vue prolongée hier tandis qu’une troisième a été relâchée.

Seul incident notable de la manifestation, un camion-régie de la radio publique a été pris pour cible samedi place de la Bastille: une de ses vitres a été brisée et un fumigène jeté à l’intérieur. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a condamné une « attaque » contre la presse.

Un des suspects dont la garde à vue a été prolongée est accusé d’avoir jeté le fumigène et d’avoir lancé des projectiles en direction des forces de l’ordre, a précisé une source proche de l’enquête. Un policier avait été légèrement blessé lors de l’extraction du véhicule.

Cet étudiant avait été interpellé samedi pour « dégradation de bien par incendie », « participation à un rassemblement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » et « violences sur personne dépositaire de l’autorité publique sans incapacité de travail », a indiqué le parquet de Paris.

La garde à vue d’une autre personne, pour « participation à un rassemblement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations », « dissimulation volontaire du visage lors d’une manifestation « et « refus de prélèvement d’empreintes digitales et d’ADN », a également été prolongée de 24 heures, selon le parquet.

En revanche,  un troisième homme, arrêté en possession notamment d’un marteau, a été remis en liberté, en raison d’une « infraction insuffisamment caractérisée ».

Un mineur avait précédemment été remis en liberté après un rappel à loi, a indiqué dimanche la préfecture de police dans un communiqué.

Les quatre autres personnes interpellées samedi avaient été relâchées sans faire l’objet de poursuites.

Lancée à l’initiative de la France insoumise, la marche contre la politique d’Emmanuel Macron a rassemblé 40.000 personnes à Paris selon la préfecture, 100.000 selon les organisateurs, dans une ambiance festive, quatre jours après un défilé du 1er-Mai marqué dans la capitale par des violences et le placement en garde à vue de 102 personnes.

Sept d’entre elles ont été mises en examen samedi pour  « dégradations en réunion » et « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations ».

 

Pour Malek Boutih, le discours des organisateurs de « la fête à Macron » les place « à la limite de contester le système démocratique », l’ancien élu PS visant particulièrement Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise.

« Quand vous avez des gens comme eux qui sont dans les institutions, qui disent que le président Macron est illégitime, ils sont à la limite de contester le système démocratique », a affirmé M. Boutih dans le forum Radio J.

« En fait, pour eux, il y a deux sortes de violences : il y a une violence légitime, la leur, et une violence illégitime, celle des autres. Et ça montre quoi ? Ça montre que si vous donnez une once de pouvoir à ces gens-là, alors la démocratie sera en danger. La réalité, c’est que par un glissement sémantique qui est politique, Jean-Luc Mélenchon qui était déjà un peu un admirateur des pouvoirs totalitaires, a lui-même la tentation d’un pouvoir totalitaire », a-t-il ajouté.

« Ce qui fend le coeur, c’est qu’il y a des cheminots, il y a des gens à la SNCF qui ont des raisons d’être inquiets, qui se battent sincèrement et qui finalement vont payer le prix de cette politique qui manipule le mouvement social », a ajouté l’ex-président de SOS-Racisme.

« Globalement, il y a un axe qui va d’Europe Écologie-les Verts en passant par Mélenchon, l’extrême gauche, jusqu’à Benoît Hamon, qui sont dans une fuite en avant et qui empêchent la gauche de se reconstruire », a-t-il estimé.

 

(AFP)

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