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23/10/20

Sarah Gensburger / «Mémoire vive. Chroniques d’un quartier, Bataclan 2015-2016» paru aux Éditions Anamosa



Emission: L'invité du 12/13
Invité(s): Gensburger Sarah

Invité de la rédaction : Sarah Gensburger, sociologue, pour son livre « Mémoire vive. Chroniques d’un quartier, Bataclan 2015-2016 » (Anamosa) ainsi que pour son travail sur la Shoah à Paris

Thème : Après l'attentat, la vie quotidienne


À propos du livre : «Mémoire vive. Chroniques d’un quartier, Bataclan 2015-2016»

paru aux Éditions Anamosa

" J'habite à mi-chemin entre la place de la République et la salle du Bataclan. " Durant un an, Sarah Gensburger a tenu des chroniques sur les transformations et la vie d'un quartier, le sien. Documentant ses réflexions de photographies, elle met au jour l'Événement et sa portée collective et/ou intime, la manière dont se créent une mémoire et des archives du temps présent. " J'habite à mi-chemin entre la place de la République et la salle du Bataclan. Le vendredi 13 novembre, mon compagnon, mes deux enfants et moi-même sommes rentrés chez nous à 21 heures. À l'heure des tueries, mon fils et ma fille dormaient. Nous, les adultes, n'avons d'abord rien entendu. Puis le bruit assourdissant des sirènes, l'avalanche de coups de fil. Une nuit blanche. Et le jour d'après. Une nuit semblable à celle vécue par tous les habitants du quartier. À cet égard, rien de singulier. Rien, probablement, qui vaille la peine d'écrire. C'est sur l'après, lorsque l'Événement lui-même est " passé ", que portent ces chroniques sociologiques du bas de chez moi. "

Du 27 décembre 2015, jour où les passants ont pu récupérer l'usage du trottoir qui se trouve devant le Bataclan, au 6 octobre 2016, sur presque un an, la sociologue de la mémoire et habitante du XIe arrondissement Sarah Gensburger a tenu des chroniques sur les transformations et la vie d'un quartier, son quartier. Documentant chacune de ses réflexions de photographies prises sur le vif, c'est l'Événement et sa portée collective et/ou intime qu'elle met au jour, la manière dont se créent une mémoire et des archives du temps présent, c'est aussi le retour sur une année complète qui a vu la place de la République devenir " mémorial " et être " occupée " (Nuit debout).

Organisées par ordre chronologique et par thèmes, qui constituent autant d'entrées dans le livre (" Traces ", " Plaques ", " Messages ", " Tourisme ", " Journalistes ", " Sacré ", etc.), ces chroniques visent également à susciter chez tout un chacun l'envie d'observer, à son tour, les traces de la mémoire dans son lieu de vie (quelles qu'elles soient, quel qu'il soit), pour vivre la ville.


À propos du livre : «Les mémoriaux du 13 novembre»

paru au Éditions de l'EHESS

Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d’objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd’hui au patrimoine national. Fruit d’une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial.

Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s’étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre.

Éclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l’histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.

 

Chargée de recherche au CNRS, affectée à l'Institut des sciences sociales du politique, Sarah Gensburger est spécialiste des sciences sociales de la mémoire et de l'histoire du Paris de l'Occupation.

Elle est notamment l'auteure de Les " Justes de France " (Presses de Sciences Po, 2010), Images d'un pillage (Textuel, 2010), Des camps dans Paris (Fayard, 2003) et elle a dirigé C'étaient des enfants (Flammarion, 2012).

Elle participe au projet REAT - " La réaction sociale aux attentats : sociographie, archives et mémoire ", projet de recherche porté par Gérôme Truc et soutenu par le CNRS, dont l'objectif est de produire une sociographie fine des réactions suscitées dans la société française par les attentats de janvier et novembre 2015.


 

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