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Accueil / / L'Aleph Beth de la Tsédaka 2020

24/11/20

Karen Taïeb – Violences Familiales



Emission: L'Aleph Beth de la Tsédaka 2020

LES VIOLENCES FAMILIALES  

selon Diana Attia Coordinatrice Réseau EZRA au FSJU 

Par définition, Les violences familiales sont l’ensemble des violences qui ont lieu au sein d’une famille habitant sous le même toit.

Il peut s’agir de violences conjugales mais aussi de violences faites sur les enfants (mineurs ou majeurs) du foyer. Dans certains cas, il peut même s’agir de violences exercées par les enfants sur leurs parents.

Ces violences peuvent avoir plusieurs formes : elles peuvent être physiques, verbales, psychologiques et sexuelles. Elles peuvent être commises par un ou plusieurs membres de la famille sur les autres membres.

Alors oui, ces violences sont punies par la loi et des mesures de protection des victimes peuvent être mises en place…Mais si celui ou celle qui en est victime accepte de « porter plainte » ou fait l’objet d’un signalement par un voisin, un membre de la famille, ou un ami.

Encore aujourd’hui, des centaines de familles qui en sont victimes ne passent pas ce cap « de porter plainte » par peur des représailles, du « qu’en dira-t-on ? » …mais surtout par peur de ne pas avoir d’autres alternatives de logement et d’aides pour se nourrir et nourrir leurs enfants.

Des dizaines de femmes victimes que nous avons accompagné ces dernières années nous l’expriment :  que vont-elles devenir si elles quittent le foyer familial alors qu’elles sont dépendantes de leur conjoint matériellement ? »

De ce fait, elles s’abstiennent de témoigner et elles subissent… cela peut durer des mois voire des années ou elles sombrent dans un profond silence, dans l’isolement et dans la dépression ….

Nous, professionnels de l’action sociale du FSJU et du Réseau Ezra, pouvons accueillir cette parole, en toute bienveillance et confidentialité. Lorsque cette parole est libérée, nous pouvons trouver des solutions de mise à l’abris, en proposant une prise en charge en urgence à l’hôtel, dans un logement temporaire, ou même dans un logement pérenne après un travail d’accompagnement social.

Nous nous associons à des professionnels spécialisés, capables d’accompagner ces situations de femmes victimes sur le plan psychologique, des professionnels de la protection de l’enfance qui soient capables de proposer des prises en charge adaptées aux enfants victimes.

Ces victimes ont besoin d’aide mais surtout besoin d’être guidé dans leur processus de reconstruction qui peut durer longtemps et qui ne peut se faire sans leur assurer un lieu de vie sécurisant et des aides alimentaires suffisantes. 

Nous avons encore besoin de dons, pour développer des programmes spécifiques d’accueil et de prise en charge de ces femmes, de ces enfants et même parfois de ces hommes, qui ne veulent plus être des victimes, qui ont une profonde envie de s’en sortir et de se reconstruire….

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