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05 Juil 2019

Des chercheurs retracent les origines européennes des Philistins grâce à l’ADN

A partir d’ossements découverts en Israël, des chercheurs semblent en passe de résoudre l’énigme du peuple du géant Goliath, les Philistins, parvenant à retracer pour la première fois leurs origines européennes à travers l’analyse de l’ADN. Cette découverte autour des origines de ce peuple établi pendant l’Antiquité dans le sud-ouest du pays de Canaan, sur une langue de terre entre ce qui correspond aujourd’hui à Tel-Aviv et Gaza, a été publiée par le journal Science Advances et saluée par l’un des archéologues travaillant sur le projet comme « extraordinaire ».

Jusqu’alors, les chercheurs ne détenaient aucune information permettant de retracer l’origine des Philistins. Ils savaient uniquement que ces derniers étaient arrivés dans cette région sémite aux alentours du XII ème siècle avant JC. Les écrits bibliques et égyptiens les incluaient dans ceux qu’ils nommaient « les peuples de la mer », leurs poteries rouges et noires ainsi que leur architecture semblant indiquer des liens avec les civilisations présentes en mer Egée.

« L’idée selon laquelle les Philistins étaient des immigrants n’avait jamais pu être démontrée auparavant », explique Daniel Master, qui a dirigé l’équipe archéologique menant les fouilles à Ashkelon, l’une des cinq cités philistines aujourd’hui localisée dans le sud-ouest d’Israël. Les ossements découverts à Ashkelon, datant de l’âge de bronze et de fer, ont été analysés grâce à des technologies de pointe en Allemagne.

En comparant le génome des ossements des deux périodes, « nous avons découvert que les Philistins, qui étaient présents à l’âge de fer, avaient une partie de leur génome qui n’existait pas chez les peuples qui vivaient là avant, à l’âge de bronze », retrace Michal Feldman, l’une des chercheurs à l’Institut Max Planck pour les sciences de l’histoire humaine à Iéna, en Allemagne. « Cette partie du génome semble être dérivée du génome européen », ajoute-t-elle.

« Cela fait 150 ans que des archéologues du monde entier travaillent sur le sujet », souligne Daniel Master, qui qualifie la découverte d' »extraordinaire ».

 

 

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