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05 Fév 2020

 Critiques de l’islam : Mila et sa famille protégées par la police

Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a affirmé mardi que l’adolescente Mila et sa famille étaient protégées par les forces de l’ordre en raison des menaces de mort dont la jeune fille fait l’objet pour avoir critiqué l’islam. « Mila et sa famille font l’objet d’une vigilance particulière, pour les protéger, de la part de la police nationale », a déclaré le ministre qui était interrogé à l’Assemblée nationale lors des questions d’actualité au gouvernement. « Depuis le 22 janvier, quand il y a eu cette haine sur les réseaux sociaux contre elle, il y a eu un contact avec la gendarmerie nationale, elle a fait l’objet d’une vigilance renforcée », a expliqué le ministre avant d’ajouter, « ce n’est pas une sécurité permanente parce que rien n’indique qu’elle en ait besoin ». « Ce que je lui dois, c’est de défendre son droit qui est son droit fondamental de critiquer une religion », a déclaré Christophe Castaner qui « refuse qu’au nom de l’islamophobie, on ne puisse pas reprocher quoi que ce soit à l’islam ». « Dans notre pays le droit au blasphème existe mais il n’est pas revendiqué », a-t-il dit.

Rappel des faits : Mila, une lycéenne iséroise de 16 ans dont les virulentes critiques de l’islam ont été massivement relayées, a été inondée de menaces sur les réseaux sociaux. Quinze jours après la publication de sa vidéo controversée, suivie d’une vague de menaces de mort et de viol, la lycéenne n’a toujours pas réintégrée son établissement de Villefontaine où ses attaques ont provoqué l’indignation d’une partie des élèves. Elle se retrouve sans affectation scolaire, dans l’attente d’une solution du rectorat.

A noter : les Français sont partagés (50% pour, 50% contre) sur le droit au blasphème, ce droit de pouvoir critiquer une religion, selon un sondage Ifop pour Charlie Hebdo

Par ailleurs, 58% des sondés estiment que les propos tenus par Mila ne relèvent pas de la « provocation à la haine à l’égard d’un groupe de personnes, en raison de leur appartenance à une race ou à une religion déterminée ». Autre enseignement du sondage : 56% des personnes interrogées ne sont « pas d’accord » avec les propos de Nicole Belloubet, garde des Sceaux, qui avait d’abord déclaré que « l’insulte à la religion est évidemment une atteinte à la liberté de conscience », avant de plaider la maladresse. 70% ne sont pas non plus d’accord avec les déclarations du délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM). Il avait affirmé entre autres, « qui sème le vent récolte la tempête », tout en critiquant les menaces dont l’adolescente faisait l’objet (avec AFP)

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