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22 Jan 2018

Claude Lanzmann continue d’exploiter le « trésor » amassé pour « Shoah »

A 92 ans, le cinéaste Claude Lanzmann continue d’exploter les trésors amassés lors du tournage de son documentaire « Shoah », livrant avec « Les quatre soeurs » un nouvel éclairage sur l’extermination des juifs par les nazis. Malgré ses 9 heures 30, « Shoah », le documentaire monument, avait dû laisser de côté des témoignages uniques, inédits, recueillis au fil des douze années de travail qu’a demandées le projet, et éparpillés sur 350 heures de pellicule tournées entre 1976 et 1981.

Il y a donc eu « Un vivant qui passe » (1999), « Sobibor » (2001), « Le rapport Karski » (2010), « Le dernier des injustes » (2013) et aujourd’hui ces « quatre soeurs », qui sera diffusé sur Arte les 23 et 30 janvier et disponible fin janvier en DVD.

Pourquoi avoir attendu 35 ans pour faire un film avec leur histoire ? « Pour beaucoup de raisons. Je ne pouvais pas faire un film de 30 heures (pour « Shoah »). Cela n’avait pas de sens », a expliqué Claude Lanzmann dans un récent entretien à l’AFP lors d’un passage à New York .Il n’y avait pas, à l’époque, de producteur « assez fou » pour s’engager dans un projet d’une telle ampleur, ou dans une série de films comme ceux qui ont été réalisés par la suite, « et capable de donner l’argent, par-dessus le marché », se souvient le metteur en scène.

Malgré cette incertitude quant à l’utilisation finale de ses bandes, Claude Lanzmann a choisi, durant ces années, de filmer, pour documenter des témoignages qui seraient aujourd’hui inaccessibles car les témoins ont disparu. « Je m’en foutais, cela n’avait pas d’importance pour moi », dit-il. « Finalement, pour moi, faire un film, c’était assez secondaire » « et ça, je ne l’ai pas compris tout de suite. »

Tout droit sorties des années 70, ces « quatre soeurs ». Elles ne le sont pas vraiment mais que Claude Lanzmann a décidé de réunir. « Je les ai choisies parce qu’elles me paraissaient remarquablement intéressantes », explique le réalisateur. « Chacune a connu le sommet, le comble, l’acmé de l’horreur et de la souffrance. C’est quelque chose qui les lie. Ces témoignages, dont certains éléments sont révélés pour la première fois, sont d’autant plus forts que ces femmes, toutes décédées aujourd’hui, s’expriment sur un ton posé, dans une langue précise, sans aucune effusion ou presque.

Elles ne font pas que témoigner, pourtant, insiste Lanzmann. Elles revivent, en le racontant, le moment le plus douloureux de leur existence (avec AFP)

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