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22 Jan 2019

Choose France…

Emmanuel Macron et son gouvernement ont vanté hier l’attractivité économique de la France devant 150 grands patrons du monde entier réunis au château de Versailles, avec pour objectif de rassurer les milieux d’affaires, en pleine crise des « gilets jaunes ».

La ligne tracée par Emmanuel Macron pour ce 2e sommet « Choose France », choisissez la France, était de « parler de la France, de ses atouts actuels et futurs, de nos réformes et de vos plans d’investissements actuels et futurs », comme il l’a expliqué dans un message en anglais.

A-t-il aussi dû rassurer les dirigeants d’entreprises, vu les images violentes de certaines manifestations des « gilets jaunes »? « Les reportages sur les gilets jaunes sont affreux vus hors de France », a concédé Leif Johansson, le président du groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca, mais « je ne pense pas que cela va changer notre façon de faire des affaires ici ».

Le matin même, il avait inauguré l’extension de l’usine de son groupe à Dunkerque (Nord), un investissement industriel de 135 millions d’euros annoncé en 2015 et qui doit se traduire par la création de 130 emplois.

– « Aller de l’avant » –

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La contestation sociale n’était pas totalement absente à Versailles lundi, puisqu’une manifestation à l’appel de la CGT a rassemblé environ 400 personnes non loin du château, selon une source policière, et huit personnes ont été interpellées — dont cinq « gilets jaunes » pour « port de masques et banderoles », qui ont été entendus en audition libre avant d’être rapidement relâchés.

Mais pour Sébastien Gendron, le président français de TransPod, le mouvement des « gilets jaunes » peut aussi être « une opportunité fantastique », qui « adresse des problématiques qui étaient déjà présentes depuis plusieurs années », comme la fiscalité ou les questions administratives. « Je pense qu’on a l’exécutif qu’il faut pour gérer ces problématiques », a-t-il estimé.

« Les patrons étrangers ne sont pas inquiets », a quant à lui martelé le ministre de l’Economie Bruno Le Maire. « Ils viennent ici pour la deuxième année, pour cet événement qui marque l’attractivité retrouvée de la France ». Or, « cette attractivité est décisive pour les Francais, vous ne pouvez pas réussir si vous n’attirez pas à vous les investissements étrangers. »

« Ce que souhaitent les milliers de Francais qui ont manifesté, c’est d’avoir du travail. Ca ne se trouve pas sous le pas d’un cheval, il faut des investissements, que des entreprises viennent, ouvrent de nouveau sites de production », a encore exposé le ministre.

Plusieurs groupes ont joué le jeu des annonces d’investissements. Parmi les plus notables cette année figure celui annoncé par le fabricant chinois de défibrillateurs et pacemakers Microport: 350 millions d’euros vont être consacrés sur cinq ans à l’agrandissement de son centre de recherche et développement à Clamart (Hauts-de-Seine).

Cisco va développer son centre d’innovation à Paris, tandis que Microsoft va accentuer son effort dans l’intelligence artificielle en accueillant 100 ingénieurs de classe mondiale à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Adecco ou McKinsey lancent pour leur part d’ambitieux plans de recrutement, de 10.000 personnes en 2019 pour le spécialiste du travail temporaire et d’une centaine de consultants par an pendant trois ans pour le cabinet de conseil.

– Tirer parti du Brexit –

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Emmanuel Macron, qui boude cette année le Forum de Davos, entend aussi avec cette rencontre démontrer les bénéfices des investissements étrangers aux Français qui manifestent depuis deux mois contre sa politique, alors que le mouvement des « gilets jaunes » s’en prend régulièrement aux multinationales, accusées d’évasion fiscale.

Le président avait aussi pour objectif de se montrer rassurant sur ses projets de réformes: « nous allons expliquer que nous avons déjà fait un certain nombre de choses pour rendre la France plus attractive et plus compétitive », expliquait son entourage en amont de la journée. « Nous n’avons pas vocation à revenir sur ces mesures ».

La France cherche enfin à tirer parti du Brexit en nouant des contacts avec une cinquantaine d’entreprises-clés, surtout industrielles (automobile, pharmacie), qui pourraient vouloir quitter la Grande-Bretagne. Paris a déjà attiré plus de 2.500 emplois relocalisés, contre 2.000 à Francfort, selon des chiffres datant de juin 2018.

(AFP)

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