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26 Sep 2018

Choc frontal à l’ONU entre Donald Trump et Hassan Rohani

La tribune de l’ONU a été le théâtre d’un choc frontal entre le président américain Donald Trump, qui a appelé à isoler le régime de Téhéran, et l’iranien Hassan Rohani, qui l’a accusé de vouloir le renverser. Le leader de la Maison Blanche avait pourtant opté, à la tribune des Nations unies à New York, pour un ton globalement moins agressif qu’en 2017. Lors de sa première allocution, Donald Trump très offensif avait menacé de « détruire totalement » la Corée du Nord; cette fois ci, il a au contraire vanté le dialogue « audacieux » amorcé avec le régime reclus en vue de sa dénucléarisation. Propos longtemps inimaginables dans la bouche d’un président des Etats-Unis, il est allé jusqu’à louer le « courage » de l’homme fort de Pyongyang, Kim Jong Un. C’est, sans surprise, à l’Iran, qualifié de « dictature corrompue », qu’il a réservé ses flèches les plus aiguisées. « Nous ne pouvons pas permettre au principal soutien du terrorisme dans le monde de posséder les armes les plus dangereuses de la planète » ou de « menacer l’Amérique » ou Israël, a-t-il martelé. « Nous demandons à toutes les nations d’isoler le régime iranien tant que son agression se poursuit » et « de soutenir le peuple iranien », a-t-il ajouté.

Intervenant un peu plus tard à la même tribune de la grand-messe mondiale annuelle, l’iranien Rohani a dénoncé la volonté de changement de régime qui anime à ses yeux la Maison Blanche — ce dont cette dernière se défend. « Il est paradoxal que les Etats-Unis ne cherchent même pas à cacher leur plan visant à renverser le gouvernement-même qu’il invite à des pourparlers », a lancé Hassan Rohani. Le président Trump a claqué la porte en mai, au grand dam de ses alliés européens, de l’accord nucléaire de 2015, qu’il juge laxiste, visant à empêcher la République islamique de se doter de la bombe atomique. Il a rétabli toutes les sanctions contre Téhéran, et espère faire plier le régime iranien pour qu’il négocie un futur traité à ses conditions draconiennes.

Le président français Emmanuel Macron, qui se targue de pouvoir parler aux deux dirigeants ennemis et dont le discours était comme symboliquement intercalé entre les leurs, a marqué son net désaccord avec son homologue américain. « Qu’est-ce qui permettra de régler véritablement la situation en Iran ? (…) La loi du plus fort ? La pression d’un seul ? Non ! », a-t-il martelé, appelant au « dialogue et au multilatéralisme » pour sortir de l’impasse. Lundi soir, les Européens ont annoncé, dans une décision-camouflet pour Donald Trump, la création d’un mécanisme visant à préserver leurs échanges avec l’Iran tout en échappant aux sanctions américaines, censées frapper les entreprises étrangères qui ne cesseraient pas tout commerce avec Téhéran.

Washington n’a pas réagi à cette initiative-surprise. Mais l’échange tendu va se poursuivre mercredi, quand le président américain a convoqué une réunion inédite du Conseil de sécurité centrée sur l’Iran, qu’il présidera personnellement, suivie de peu d’une conférence de presse de l’Iranien (avec AFP)

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