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30 Juil 2019

Boris Johnson veut parler aux Européens

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a fait savoir qu’il attendait un geste des Européens en faveur de la réouverture des négociations sur le Brexit, lors de sa première visite officielle en Ecosse, censée promouvoir l’union du Royaume déchiré face à la perspective d’une sortie de l’UE sans accord.

Boris Johnson « veut évidemment rencontrer les dirigeants européens et négocier mais pas pour qu’on (…) lui dise que l’UE ne peut pas réexaminer l’accord de retrait », a déclaré lundi une porte-parole du Premier ministre.

« L’accord de retrait a été rejeté à plusieurs reprises par le Parlement (britannique) et il est évident qu’il ne sera pas adopté sous sa forme actuelle. Cela doit changer s’il doit y avoir un accord », a-t-elle poursuivi.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel ont tous deux invité Boris Johnson à leur rendre visite, mais ce dernier n’a pas annoncé de voyage à l’étranger avant le sommet du G7 fin août en France.

L’Union européenne a elle prévenu le dirigeant britannique que ses demandes de renégocier l’accord noué par l’ex-Première ministre Theresa May étaient « inacceptables ».

Face à cette impasse, Carolyn Fairbain, directrice générale du CBI, la principale organisation patronale britannique, a pressé lundi les entreprises d’accélérer les préparatifs pour faire face à « la possibilité sérieuse » d’un Brexit sans accord, redouté des milieux d’affaires.

« Il y a une très bonne chance que nous puissions obtenir un accord et c’est ce que nous visons », a pourtant continué d’affirmer lundi aux journalistes Boris Johnson, en déplacement en Ecosse, où il veut promouvoir l’union du Royaume-Uni.

Le nouveau Premier ministre conservateur a promis que le pays quitterait l’UE le 31 octobre, avec ou sans accord avec Bruxelles.

– Un Royaume-Uni désuni ? –

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Après le nord de l’Angleterre le week-end dernier, l’Ecosse est la deuxième étape d’une tournée qui doit le conduire également au pays de Galles et en Irlande du Nord, afin de tenter d’obtenir des soutiens sur le Brexit et de donner tort à ceux qui agitent la menace d’une dissolution de l’union.

Le Royaume-Uni est « une marque mondiale et ensemble nous sommes plus en sécurité, plus forts et plus prospères », devrait-il déclarer, selon un communiqué de ses services.

Mais l’Ecosse a voté pour rester dans l’Union européenne au référendum de 2016, et la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon, a besoin d’une « option alternative » à la stratégie de Brexit de M. Johnson.

Les Ecossais se sont déjà prononcés sur l’indépendance de leur nation en septembre 2014, et le « non » l’avait emporté à 55%.

Mais c’était avant la décision du Brexit. Nicola Sturgeon, qui dirige le parti séparatiste SNP, a récemment averti que le Parlement écossais pourrait légiférer dans les prochains mois sur un vote pour quitter le Royaume-Uni.

(AFP)

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