Application pour Tablette et Mobile Bien plus qu'une radio
Téléchargez notre application
disponible pour iOSAndroid
04 Oct 2018

Après sa démission Gérard Collomb a regagné sa ville de Lyon

Le départ précipité de Gérard Collomb pour Lyon interpelle jusqu’à certains de ses proches qui s’interrogent sur la « part d’irrationnel » ayant guidé sa sortie inattendue du gouvernement, sur fond de désaccord avec le président Macron. « Je n’aurais jamais imaginé qu’un pro de la politique, un vieux routier comme Gérard Collomb aurait pris une telle décision », se désole ainsi un élu lyonnais de la majorité LREM, familier de l’ancien ministre de l’Intérieur. « Pour moi, il y a une part d’irrationnel étonnante », ajoute-t-il, en se disant « stupéfait et choqué » par la séquence qui « fragilise le président de la République, le gouvernement et la majorité dans son ensemble ». Selon plusieurs sources, le détonateur d’un départ aussi rapide aurait été activé samedi, lors d’une réunion publique à Villeurbanne, dont il serait revenu « traumatisé », dixit un député LREM. « Je l’ai senti très fébrile, il parlait fort, montrait des signes de nervosité », témoigne un participant en évoquant « une ambiance pourrie » et « une organisation et une animation confisquées par Caroline Collomb », épouse de l’ancien ministre mais également référente du parti dans le Rhône. « Sa façon de procéder crispe tout le monde », insiste cet élu en pointant son « influence déterminante ».  « Il y avait 350 personnes, c’était extrêmement froid. A cause notamment de Caroline Collomb qui est détestée par tous les marcheurs et braque tous les parlementaires », abonde une autre source au sein de la majorité. « Il y avait, poursuit ce même participant, toute une ambiance qui a amené Collomb à réfléchir et prendre sa décision de partir » immédiatement, alors qu’il avait dans un premier temps évoqué un départ au printemps prochain. De fait, Gérard Collomb décrochera son téléphone lundi soir pour avertir Le Figaro qu’il avait présenté à Emmanuel Macron sa démission, annulant à la dernière minute un déplacement en Guinée. Et confirmera mardi sa décision dans une interview au même quotidien, laissant une impression de chaos au sein de l’exécutif. « Il fallait qu’il reprenne la main. Il s’est dit qu’il fallait qu’il montre qu’il en avait encore dans le moteur, qu’il parte comme une rock star », décrypte un cadre de la majorité. Alors qu’une relation « quasi filiale » selon ses propres mots le liait au président, Gérard Collomb s’est aussi senti de moins en moins soutenu par Emmanuel Macron, notamment sur l’affaire Benalla. « Le différend s’est creusé au fil des mois. Au début, il y avait pourtant une grande complicité. Mais Emmanuel Macron ne souhaitait pas une indépendance excessive des ministres », note un parlementaire. Selon des sources concordantes, M. Collomb aurait brandi à plusieurs reprises une menace de démission, d’autant qu’il se sentait encore moins appuyé par le Premier ministre Edouard Philippe, aujourd’hui chargé d’assurer son intérim. « Gérard Collomb a mis du coeur à l’ouvrage mais le poste est épuisant. Il s’est peu reposé et était très fatigué », relève un autre élu proche, en notant que M. Collomb avait passé ses vacances d’été 2017 sur le front des feux de forêt en Corse, et le mois d’août 2018 à digérer les secousses de l’affaire Benalla. « Il y a des personnes mal avisées autour de lui qui (…) ont instillé l’idée d’un putsch des élus à Lyon et d’une trahison du président de La République qui voulait le charger sur l’affaire Benalla. Et tout ça a prospéré », poursuit cette même source en affirmant que cela avait créé « un environnement anxiogène ». M. Collomb aurait aussi été inquiet d’une hypothétique candidature du patron des Républicains Laurent Wauquiez à Lyon, « un épouvantail qu’il a agité samedi » selon un participant, « sur le thème: il n’y a que moi qui peut le battre ». Pour Bruno Bonnell, député LREM du Rhône, « il n’y a pas de bon moment en politique » pour une décision aussi grave qu’une démission. Selon lui, on ne peut tout simplement « pas faire deux choses en même temps ». (AFP)

Partagez PARTAGEZ
Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter

Cela peut aussi vous intéresser

Evénements, bons plans, ...
Rejoignez
-nous


RCJ le Club

RCJ Le club propose une fois par mois des événements culturels, avant-première de film, théâtre, concerts privés, voyages. Rejoignez-nous, vous allez adorer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook RCJ Twitter RCJ

/