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07 Nov 2018

Allemagne : un ancien garde de camp nazi pleure face aux victimes

Un ancien garde du camp nazi de Stutthof a pleuré mardi après avoir entendu des témoignages de descendants de victimes au premier jour de son procès pour complicité de centaines de meurtres. Cet allemand de 94 ans, établi et jugé à Münster, a servi entre juin 1942 et septembre 1944 dans ce camp situé à quarante kilomètres de Gdansk. Agé de 18 et 20 ans au moment des faits, il est jugé en tant que mineur.  Le parquet n’a pas divulgué son identité mais selon le quotidien Die Welt, il s’agit d’un paysagiste à la retraite prénommé Johann. Face à lui, 17 parties civiles. L’accusé n’a pu retenir ses larmes, après deux premiers témoignages. Une survivante du camp, Marga Griesbach, a ainsi raconté comment elle a vu son frère de six ans pour la dernière fois à Stutthof, avant son transfert au camp d’extermination d’Auschwitz où il mourut gazé. « Il a aidé à ce que ma mère soit tuée, cette mère adorée qui m’a tant manquée toute ma vie », a déclaré un autre témoin, vivant aujourd’hui à Indianapolis aux Etats-Unis. « A Stutthof, toutes les manières de tuer ou presque ont été employées », a dit à la presse le procureur de Dortmund Andreas Brendel. Selon l’accusation, l’accusé en ayant connaissance de ces exactions s’est rendu complice de centaines de meurtres.

A Stutthof, premier camp de concentration établi en dehors du territoire allemand fin 1939, 65.000 personnes sur les quelque 110.000 déportés périrent. Gardé par des SS et des auxiliaires ukrainiens, il a d’abord servi à la détention de prisonniers de guerre et opposants polonais, norvégiens ou danois avant que des Juifs des pays baltes et de Pologne, essentiellement des femmes, y soient déportés à partir de 1944 dans le cadre de la « solution finale » nazie.  « Je suis très reconnaissant de la tenue de ce procès, personne dans ma famille n’a cru que des poursuites étaient possibles. Pour moi qui suis de la troisième génération c’est très important », s’est félicité Ben Cohen, petit-fils d’une déportée rescapée du camp, Judy Meisel.  Les 14 audiences prévues jusqu’à janvier seront limitées à deux heures chacune afin de ménager le nonagénaire. Une seconde audience aura lieu jeudi. A l’origine, un second ex-garde SS de 93 ans aurait dû comparaître mais son aptitude fait encore l’objet d’expertises. L’accusé encourt un maximum de 15 ans de prison mais une peine aussi lourde est peu probable (avec AFPp

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