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19 Sep 2017

Le sort de l’accord nucléaire iranien en jeu à l’ONU

Le sort de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien est au cœur des préoccupations de la semaine diplomatique à l'ONU, où les Européens tentent de convaincre Donald Trump de ne pas jeter aux orties un texte considéré comme crucial pour la non-prolifération. Le président américain est sollicité de toutes parts à ce sujet. A l'occasion de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU cette semaine, il a d'abord rencontré lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a réitéré son aversion pour "l'épouvantable accord nucléaire avec l'Iran", dont il réclame l'annulation, ou a minima la révision. Donald Trump s’est ensuite s'entretenu avec son homologue français qui, à l'inverse, a tenté de le convaincre de sauver un texte longtemps qualifié d'"historique". L'accord de Vienne, conclu le 14 juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie et Allemagne) est pourtant plus que jamais remis en cause par le président américain, qui le qualifie d'"horrible" et a promis de le "déchirer". Arraché après plus d'une décennie de négociations sous tensions et entré en vigueur en janvier 2016, cet accord garantit la nature exclusivement pacifique du programme nucléaire iranien, en échange d'une levée progressive des sanctions internationales. Or une échéance cruciale s’approche : Donald Trump doit "certifier" mi-octobre auprès du Congrès que Téhéran se conforme bien à ses engagements, et certaines de ses déclarations laissent penser qu'il pourrait décider de ne pas le faire. Cette non certification, qui irait à l'encontre des conclusions de l'AIEA (Agence internationale de l'Energie atomique) selon qui Téhéran respecte ses engagements, ouvrirait la voie à une réimposition des sanctions américaines. Et inquiète au plus haut point les autres signataires de l'accord. Téhéran accuse les Etats-Unis de saper l'accord et le guide suprême iranien Ali Khamenei, qui a la haute main sur le dossier nucléaire, a martelé dimanche que l'Iran ne céderait pas aux "intimidations" de Washington. Les Etats-Unis accusent la République islamique chiite de violer l'esprit du texte de 2015 et d'accroître son influence déstabilisatrice dans la région, en Syrie, au Liban ou au Yémen. "Les dirigeants iraniens veulent utiliser l'accord nucléaire pour prendre le monde en otage", a ainsi martelé début septembre l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley (avec AFP)

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