Patrick Kéchichian
Écrivain

Caroline Gutmann reçoit Patrick Kéchichian, auteur du livre « Paulhan et son contraire », paru aux Éditions Gallimard, Collection l’un et l’autre (octobre 2011).

Postface 3/01/2012

 

À propos du livre

Paulhan et son contraire

De l’enfance à la vieillesse, d’une guerre à l’autre, dans sa réflexion sur le langage et la littérature ou sur la morale politique, dans son commerce avec les écrivains, dans ses responsabilités éditoriales, dans son exercice de la critique, dans ses engagements et ses dégagements, dans ses amours enfin, Jean Paulhan refusa de s’en tenir aux évidences acquises. Sous chaque apparence, sous la moindre certitude, autour de chaque mot, de la moindre idée, il creusa des tranchées, des trous, des galeries, des abîmes. Et comme cela ne suffisait pas, il se mit lui-même en jeu, en danger – celui de devenir fou -, tenant simultanément ou successivement les différents rôles : l’écrivain et le critique, l’auteur et l’éditeur, le maître et l’élève, le terroriste et le rhétoriqueur, le sujet et l’objet, le mot et l’idée, le parlant et le parlé, en somme le marteau et l’enclume, la plaie et le couteau.

 

Jean Paulhan (1884-1968)
Un demi-siècle d’édition et de littérature

Successivement secrétaire (1920), rédacteur en chef (1925) puis directeur de La NRF (1935), membre du comité de lecture des Éditions Gallimard dès sa création, Jean Paulhan exerça une influence considérable sur le monde des lettres, se consacrant tout entier à la littérature et à son dévoilement critique. La très riche correspondance qu’il entretint avec Gaston Gallimard de 1919 à 1968, en librairie cet automne, place le lecteur au cœur d’un demi-siècle d’édition et de littérature ; tandis que Patrick Kéchichian propose dans la collection « L’Un et l’autre » un portrait rapproché et subjectif de Jean Paulhan.