Gilad Shalit
Ex-otage

Libération de Gilad Shalit, 19 octobre 2011

Paris-Hôtel de Ville, décrochage du portrait de Gilad Shalit libéré, avec Pierre Besnainou et Gil Taïeb

Les matinales, avec le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim

Le journal de la mi-journée de Shlomo Malka, avec Richard Prasquier, Pierre Besnainou, Olivier Granilic

Le journal de la mi-journée de Shlomo Malka (suite), avec Christophe Bigot, Gilles et Karen Taïeb 

Libération de Gilad Shalit, 18 octobre 2011

Interview donnée par le Président de la République Nicolas Sarkozy

La correspondance d’Israël de Dror Even Sapir

Le billet de Luc Rosenzweig

Les matinales, présentée par Sandrine Sebbane

Un jour, une Communauté, présenté par Élisabeth Steiner

Le journal de la mi-journée, présenté par Shlomo Malka

Émission du CRIF, présentée par Jonathan Siksou et Élisabeth Steiner, avec Richard Prasquier

Enrico Macias

Plus d’infos sur Gilad Shalit :

Gilad Shalit naît le 28 août 1986 à Nahariya, en Israël, où il vit jusqu’à l’âge de deux ans. Il déménage alors avec ses parents à Mitzpe Hila en Galilée occidentale.

Il obtient son diplôme avec mention à Kabri Manor High School. À 19 ans, Gilad commence alors son service militaire dans les Forces de défense israéliennes et ce, « malgré un faible profil médical ». Il obtient le grade de caporal tankiste au sein de l’armée israélienne et sera promu sergent pendant sa captivité.

Gilad Shalit détient la double nationalité israélienne et française.

Le dimanche 25 juin 2006, il est capturé par des palestiniens qui attaquent un poste armé à la frontière sud d’Israël via un tunnel près de Kerem Shalom, au sud de la bande de Gaza.

Les palestiniens lancent une grenade dans un tank de l’armée israélienne, deux soldats sont tués, et Gilad Shalit, au poste de commande de tir du tank, sort blessé et est fait prisonnier6. Deux autres soldats israéliens ont été blessés, et deux combattants palestiniens sont tués par les soldats israéliens durant l’attaque.

Mohammed Abdel Al, un porte-parole des Comité de résistance populaire, a révélé que l’attaque de ce lieu était planifiée depuis deux mois. L’armée israélienne estime pour sa part qu’il avait fallu entre 3 et 6 mois pour creuser le tunnel.

L’attaque est revendiquée conjointement par les Brigades Ezzedine Al-Qassam (branche armée du Hamas), le Comité de résistance populaire et « l’Armée de l’islam », un groupe créé fin 2005 avec l’aide du Hamas et se revendiquant du courant d’al-Qaida, ce qui conduit depuis le Hamas à une certaine circonspection à son égard7.

Ehoud Olmert est alors 1er ministre et refuse toute négociation. Sa réponse se fait par les armes. Il lance, le 28 juin 2006, l’Opération Pluies d’été dans la bande de Gaza avec pour objectif affiché de libérer Gilad Shalit, ce qu’il ne parvient pas à faire.

Le Hamas, qui refuse de laisser le Comité international de la Croix-Rouge le voir

Entre en jeux a partir de ce moment là, les Égyptiens et un médiateur allemand qui ouvrent des négociations entre le Hamas et Israël

Le Hamas propose d’échanger Shalit contre de 1 000 prisonniers palestiniens.

Les Israéliens ne sont pas contre le principe mais refusent de libérer des détenus « avec du sang sur les mains ». En décembre 2009, les Israéliens cèdent mais exigent de ces palestiniens soient interdits de séjour en Judée Samarie. La proposition est rejetée par le Hamas.

Le 30 avril 2007, le dirigeant du Hamas, Khaled Machaal, appelle les autorités israéliennes à libérer plusieurs centaines de prisonniers palestiniens en échange du soldat Gilad Shalit, utilisé comme monnaie d’échange selon Le Monde10,11, Libération12 ou le Point13. Si Israël est disposé à cet échange, il refuse néanmoins que cette mesure soit appliquée à ceux qui auraient « du sang sur les mains », ce qui est le cas pour beaucoup d’entre eux, selon les Israéliens14.

Selon Aljazeera, à la mi-2008, un échange de prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit aurait été empêché par le lobbying de l’Autorité palestinienne, qui ne voulait pas laisser la part belle au Hamas15.

En juin 2009, après la guerre de Gaza, le Hamas demande la libération d’environ 1 000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, dont 550 femmes, enfants et prisonniers malades16. Le Hamas refusant tout changement dans cette liste, la négociation échoue encore.

En 2009, des négociations sont menées en Égypte entre les Israéliens et le Hamas sous l’égide d’un médiateur allemand. Le projet d’accord débattu le 21 décembre prévoit contre la libération de Gilad Shalit, celle d’un millier de prisonniers palestiniens, certains ayant participé à des attentats meurtriers en Israël. Ce projet divise fortement le cabinet israélien et l’opinion du pays, d’autant qu’un accord renforcerait encore le Hamas vis-à-vis de l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas17,18. Israël demande alors que 100 à130 prisonniers qui sont responsables de la mort d’Israéliens soient expulsés vers la bande de Gaza ou en tout cas interdits de séjour en Cisjordanie19. Le 30 décembre 2009, le Hamas rejette cette offre20.

Le 11 octobre 2011, le cabinet israélien approuve un échange de prisonniers agréé avec le Hamas grâce à la médiation égyptienne21, permettant la libération prochaine de Gilad Shalit contre celle de 1 000 prisonniers palestiniens en Israël. Trois ministres votent cependant contre cet accord, dont le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le vice-premier ministre Moshe Yaʿalon3. Le 16 octobre, Israël publie la liste des premiers 477 prisonniers qui devraient être libérés le 18 octobre avant Guilad Shalit. Parmi eux figurent plus de 280 condamnés à perpétuité pour des crimes de sang, et notamment pour leur participation à des attentats meurtriers, ce qui a déclenché un vif émoi en Israël22.

C’est un an après son enlèvement, le lundi 25 juin 2007, que le Hamas diffuse sur Internet un enregistrement audio de Gilad Shalit. Ce dernier y déclare notamment que « son état de santé ne cesse de se dégrader »23. Lors de sa visite à la famille du soldat, le Président israélien Moshé Katsav appelle les ravisseurs à permettre une visite de la Croix-rouge auprès de leur prisonnier24.

Le 2 octobre 2009, le Hamas échange une vidéo, datée du 14 septembre 2009, montrant Gilad Shalit, apparemment en bonne santé, contre 19 prisonnières palestiniennes retenues en Israël25,26,27.

Depuis son accession à la présidence de la République française, Nicolas Sarkozy appelle à la libération de Gilad Shalit, qui a la double nationalité.28 La diplomatie française qualifie de « nécessaire » sa libération et insiste auprès de ses partenaires de la région pour l’obtenir29.

Cette position suscite parfois la controverse ; les associations palestiniennes comparent la situation du caporal Shalit à celle de l’étudiant franco-palestinien Salah Hamouri arrêté en 2005 et condamné à 7 ans de prison pour avoir eu l’intention de commettre un attentat, fait qu’il a accepté de reconnaître sur les conseil de son avocat après trois ans de détention sans jugement30 et s’indignent de ne pas recevoir des autorités françaises le même soutien que celui exprimé à la famille Shalit31.

Gilad Shalit a été fait citoyen d’honneur de la Ville de Paris le 16 décembre 200832, du Raincy en novembre 200833, de Miami enmai 200934, de Rome le 1er juillet 200935 et de la Nouvelle-Orléans en juin 200936.

En mai 2009, le pape Benoît XVI rencontre les parents de Gilad Shalit, lors d’une visite officielle en Israël37.

Le 21 juin 2010, plusieurs milliers de personnes manifestent à Paris, au Trocadéro, en faveur de la libération de Gilad Shalit sur leParvis des droits de l’homme38.

Le 21 juillet 2010, lors d’une séance du Conseil de sécurité des Nations unies, M. Lynn-Pascoe, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires politiques, « soulignant que le soldat Gilad Shalit en est à sa cinquième année de captivité, a demandé sa libération immédiate et jugé inacceptable l’absence d’accès humanitaire à ce soldat israélien. Notant que 9 000 Palestiniens sont détenus dans les prisons israéliennes, il a demandé que des mesures soient prises pour assurer leur libération et de parvenir à un accord sur un échange de prisonniers ». La représentante des États-Unis a aussi demandé la libération de Gilad Shalit39.

Le 22 juillet 2010, le père de Gilad Shalit est reçu par le premier ministre grec Georges Papandréou qui déclare vouloir « aider à apporter la paix dans la région40 ».

Le 27 juillet 2010, sur Europe 1, après l’assassinat de Michel Germaneau, le premier ministre, François Fillon, rappelle que la France a« quatre Français encore détenus » en incorporant à la liste le Franco-Israélien Gilad Shalit41.

Le 29 août 2010, le président de la République française, Nicolas Sarkozy, apporte son soutien à une manifestation organisée à Jérusalem en faveur de Gilad Shalit en faisant lire une déclaration à un membre de l’ambassade de France : « Gilad n’est pas un prisonnier de guerre, car les prisonniers de guerre ont des droits. Celui de recevoir la visite d’organisations humanitaires, celui d’échanger du courrier avec leurs proches. Gilad n’a pas ces droits car Gilad -disons les choses- est un otage42. »

Le 20 janvier 2011, le ministre des affaires étrangères français, Michèle Alliot-Marie rend visite au père de Gilad Shalit qui déclare que« détenir un otage sans le laisser rencontrer des représentants de la Croix-Rouge, c’est un crime de guerre ». Michèle Alliot-Marie s’engage à intervenir auprès de l’Union européenne et « de faire passer le message pour que le prisonnier reçoive des visites de la Croix-Rouge ». Le lendemain, attribuant à tort la qualification de « crime de guerre » au ministre, des manifestants palestiniens conspuent Alliot-Marie lors de sa visite à Gaza. Elle est la cible de jets de chaussures. Les protestataires attirent l’attention sur le fait qu’en face du cas de « Gilad Shalit, [il y a] aussi 7 000 prisonniers palestiniens » détenus en Israël43.

Le 17 juin 2011, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy demandent dans une déclaration commune la libération de Gilad Shalit44.

Le 6 juin 2011, Noam Schalit, le père de Guilad Schalit, a déposé plainte contre X devant le procureur de Paris, pour enlèvement et séquestration. Cette plainte engage la justice française à mener une enquête et notamment, réduire la liberté de mouvement des ravisseurs45.

Wikipédia

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