David Grossman
Écrivain israélien

David Grossman

* David Grosmann répond aux questions de Josyane Savigneau et Annette Lévy Willard autour de son livre Un cheval entre dans un bar (Ed Seuil)

 Interview 30/09/2015

 

 

À propos du livre

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UN CHEVAL ENTRE DANS UN BAR
David Grossman
Sur la scène d’un club miteux, dans la petite ville côtière de Netanya, en Israël, le comique Dovale G. distille ses plaisanteries salaces, interpelle le public, s’en fait le complice pour le martyriser l’instant d’après. Dans le fond de la salle, le juge Avishaï Lazar, un homme qu’il a convié à son one man show − ils se sont connus à l’école −, écoute avec répugnance le délire verbal de l’humoriste.
Mais peu à peu le discours part en vrille et se délite sous les yeux des spectateurs médusés. Car ce soir-là, Dovale met à nu la déchirure de son existence : le choix terrible et fatal qu’il a dû faire à l’adolescence. La scène devient alors le théâtre de la vraie vie.
Le récit évolue sur une frontière mouvante entre réalité et inconscient, sentiments violents et actes inaboutis, tandis que l’humour et la dérision colorent les épisodes poignants.
Dans ce livre vibrant, porté par un souffle dévastateur, David Grossman le magicien se coule dans ses personnages, reproduit leurs propos, du plus cru au plus délicat, exhume les souvenirs refoulés. Tient, en somme, la comptabilité des âmes.

Traduit de l’hébreu par Nicolas Weill

 

 

 Interview 23/10/2012

 

À propos du livre

Une respiration, peut-être quelque chose qui prend à l’extérieur, et qui rejette de l’intérieur, quelque chose qui traverse, un passage. Une respiration, en musique, c’est aussi une pause, avec tout ce qui y passe (« elle peut – la respiration – alors être indiquée par un signe en forme de virgule ou d’apostrophe placée entre deux notes » (Larousse). Pause dans la douleur ? La douleur respirant, vivant d’elle-même ? Se reconstituant autour de son cœur même ? Accommodement de tous les êtres, dans la ville de ce livre-là qui ont pour point commun, point de fuite, d’avoir perdu un enfant.

Tombé hors du temps fait suite au magnifique Une femme fuyant l’annonce. Il faut rappeler qu’au cours de l’écriture d’Une femme fuyant l’annonce, David Grossman a perdu un fils à la guerre et pourtant, et justement, ce livre se terminait par un suspense : Ora s’endormait sur la terre sans savoir si oui, ou non, son fils Ofer était mort, sans nouvelles.

Entretien/vidéo RCJ :
http://youtu.be/NpIMkxnV3mg

 

* Prix Médicis étranger 2011

L’écrivain israélien, David Grossman, publie aux Éditions du Seuil un nouveau roman, « Une femme fuyant l’annonce » (אשה בורחת מבשורה/), (septembre 2011).

Interview 09/09/2011

www.youtube.com/user/RadioRCJ#p/u/9/UwezqWnUSts

À propos du livre

Ora, une femme séparée depuis peu de son mari Ilan, quitte son foyer de Jérusalem et fuit la nouvelle tant redoutée : la mort de son second fils, Ofer, qui, sur le point de terminer son service militaire, s’est porté volontaire pour « une opération d’envergure » de vingt-huit jours dans une ville palestinienne. Comme pour conjurer le sort, elle décide de s’absenter durant cette période : tant que les messagers de la mort ne la trouveront pas, son fils sera sauf. La randonnée en Galilée qu’elle avait prévue avec Ofer, elle l’entreprend avec Avram, son amour de jeunesse, pour lui raconter son fils. Elle espère protéger son enfant par la trame des mots qui dessinent sa vie depuis son premier souffle, et lui éviter ainsi le dernier.

À travers le destin bouleversant d’une famille qui tente à tout prix de préserver ses valeurs et ses liens affectifs, l’auteur nous relate l’histoire de son pays de 1967 à nos jours et décrit avec une force incomparable les répercussions de cet état de guerre permanent sur la psyché des Israéliens, leurs angoisses, leurs doutes, mais aussi la vitalité, l’engagement, et l’amour sous toutes ses formes.