Michel Taubmann

dgbzdbJonathan Siksou reçoit Michel Taubmann, Journaliste Franco-Israelien, qui publie Le fils perdu de la République, aux éd.du Moment.

Interview 22/06/2015


 

 

À propos du livre

dfbdLe 7 janvier 2010 au matin, la mort soudaine de Philippe Séguin suscite une émotion nationale. Il représentait aux yeux de nombreux Français un modèle de réussite républicaine. Né en Tunisie en 1943, il avait été élevé par sa mère dans le culte d’un père, combattant de la France libre, mort au combat en 1944. La France était sa passion, de Gaulle son héros. Entré à 30 ans au cabinet du président Pompidou, il lie son destin à celui d’un jeune ministre, Jacques Chirac, avec qui il entretiendra des relations orageuses. Opposant charismatique à la construction européenne version Maastricht, adversaire déterminé du Front national, cet homme de convictions apparaît pendant quelques années comme un présidentiable. Pourtant, Philippe Séguin s’acharne à détruire ce qu’il a construit : démission brutale de la présidence du RPR en 1999 ; déroute aux élections municipales à Paris en 2001. Buvant et fumant beaucoup, il ruine sa santé personnelle et son crédit politique. Quel est le mystère de cet homme tourmenté, colérique, dépressif, qui pouvait aussi être joyeux, chaleureux et amical ? Pour l’élucider, Michel Taubmann a rencontré plus de soixante-dix témoins, parmi lesquels des hommes politiques, amis ou adversaires, d’anciens collaborateurs, des camarades d’enfance et de jeunesse, sa fille Catherine et les  » copains  » de Philippe Séguin qui sortent de l’ombre pour témoigner d’aspects de sa vie étonnants et inconnus. S’appuyant sur une enquête approfondie, l’auteur révèle le secret qui a taraudé Philippe Séguin tout au long de sa vie : celui de sa naissance. À travers le portrait d’un personnage attachant, passé à côté d’un grand destin, Le Fils perdu de la République nous fait revivre comme une épopée un demi-siècle d’histoire de France.