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16 Mai 2018

Israël justifie sa position face au Hamas

Israël est en butte depuis hier à une vague de condamnations et d’appels à une enquête indépendante après les violents affrontements lundi dans la bande de Gaza, qui ont fait 59 morts et plus de 2 000 blessés.

Benyamin Netanyahu a justifié l’usage de la force par la nécessité de défendre les frontières israéliennes, et a accusé le Hamas, qui dirige Gaza et auquel Israël a livré trois guerres, de « pousser les civils, les femmes, les enfants, dans la ligne de feu pour qu’il y ait des morts ».

Israël essaie « tous les moyens » non-létaux pour tenir les Gazaouis à l’écart de sa frontière, « ça ne marche pas et il ne vous reste que des mauvais choix (…) Vous visez sous le genou et parfois, malheureusement, ça ne marche pas », a-t-il dit à la chaîne américaine CBS.

L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, a défendu Israël devant le Conseil de sécurité réuni en urgence. « Aucun pays dans cette salle n’aurait agi avec autant de retenue que ne l’a fait Israël », a-t-elle dit.

Les abords de la frontière israélienne n’ont vu que des heurts sporadiques hier, avec des rassemblements beaucoup plus limités que la veille.

L’armée israélienne a affirmé avoir « dispersé des manifestations violentes le long de la frontière avec Gaza ». Par ailleurs, plus de « 700 manifestants ont participé à des émeutes violentes dans 14 points différents » en Cisjordanie, selon son communiqué.

L’armée israélienne, qui a mobilisé des milliers d’hommes autour de Gaza et dans les territoires, accuse le Hamas de se servir de ce mouvement pour mêler à la foule des hommes armés ou disposer des engins explosifs le long de la barrière frontalière. Vingt-quatre des Gazaouis tués lundi étaient des « terroristes, avec un passé terroriste reconnu », et la plupart étaient des membres actifs du Hamas ou du Jihad islamique, a-t-elle dit.

Israël dit redouter le scénario cauchemar de Palestiniens forçant la barrière et s’infiltrant en Israël. Il a prévenu qu’il emploierait « tous les moyens » pour protéger la frontière, ses soldats et les civils.

Dans le même temps, son armée assure ne recourir aux tirs à balles réelles qu’en dernier recours.

L’inauguration de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem n’est pas la raison des manifestations palestiniennes réprimées dans le sang par Israël, mais un « prétexte » utilisé par le Hamas pour « encourager la violence », a déclaré hier le département d’Etat américain.

Interrogée par les journalistes à Washington, la porte-parole de la diplomatie américaine Heather Nauert a refusé d’appeler Israël, ou même toutes les parties, à la retenue comme l’ont fait de nombreux autre pays occidentaux. « C’est une région complexe », a-t-elle justifié.

« Nous avons vu ces manifestations au cours des six dernières semaines », « ce n’est pas nouveau », a déclaré la porte-parole du département d’Etat au sujet d’un lien entre les violences et l’ambassade à Jérusalem, reconnue unilatéralement capitale d’Israël par les Etats-Unis en décembre dernier.

« Si le Hamas veut s’en servir comme prétexte pour exciter les gens et encourager la violence, c’est leur choix. Et c’est un choix irresponsable », a-t-elle ajouté.

« Les Etats-Unis déplorent la perte de vies humaines, toutes les vies humaines », a-t-elle redit, mais attribuent la responsabilité des morts de lundi au mouvement islamiste palestinien Hamas et mettent en avant le droit d’Israël « à se défendre ». (d’après AFP)

 

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