Application pour Tablette et Mobile Bien plus qu'une radio
Téléchargez notre application
disponible pour iOSAndroid
16 Avr 2018

Frappes françaises en Syrie : débat sans vote au Parlement à 17h

Les parlementaires débattront, sans voter, lundi à partir de 17H00 de l’opération militaire menée par la France, les États-Unis et la Grande-Bretagne contre la Syrie, a annoncé le président de l’Assemblée nationale, François de Rugy.

Edouard Philippe a réuni dimanche matin les responsables de l’Assemblée et du Sénat, après les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi contre l’arsenal chimique du régime de Damas. « Après la réunion d’information autour du Premier ministre, un débat sera organisé comme je l’avais souhaité à l’Assemblée nationale lundi à 17H00 », a annoncé François de Rugy (LREM) sur Twitter. « Cela permettra au gouvernement de s’exprimer devant tous les députés et à tous les groupes parlementaires d’exprimer leurs positions », a-t-il ajouté. « Le Premier ministre pourra présenter les opérations, mais également les initiatives diplomatiques de la France », a précisé François de Rugy à la presse à la sortie de la réunion à Matignon. La Constitution stipule, dans son article 35, que le gouvernement « informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention ». « Il précise les objectifs poursuivis. Cette information peut donner lieu à un débat qui n’est suivi d’aucun vote », ajoute l’article. Lorsque la durée de l’intervention excède quatre mois, le gouvernement soumet sa prolongation à l’autorisation du Parlement.

L’intervention française n’a pas suscité d’union sacrée, de nombreuses voix critiquant cette action menée sans mandat de l’ONU. Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, ou encore Laurent Wauquiez, l’ont ainsi dénoncée. Le PS, des personnalités comme Alain Juppé et Xavier Bertrand, ou encore l’UDI soutiennent en revanche cette opération.

François de Rugy, qui soutient cette action « militaire coordonnée, ciblée, limitée dans le temps », a dit devant la presse « comprendre qu’il n’y ait pas forcément unanimité sur un tel sujet ». Le débat lundi permettra aux « Français de « voir qui est avec qui », qui parmi les parlementaires « en France fait preuve d’une grande mansuétude, pour ne pas dire une grande faiblesse, à l’égard de la Syrie de Bachar al-Assad, mais aussi de la Russie », et « ce qu’ils feraient s’ils étaient aux responsabilités en pareilles circonstances », a ajouté le président de l’Assemblée nationale (avec AFP)

Partagez PARTAGEZ
Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter

Cela peut aussi vous intéresser

Evénements, bons plans, ...
Rejoignez
-nous


RCJ le Club

RCJ Le club propose une fois par mois des événements culturels, avant-première de film, théâtre, concerts privés, voyages. Rejoignez-nous, vous allez adorer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook RCJ Twitter RCJ

/