Application pour Tablette et Mobile Bien plus qu'une radio
Téléchargez notre application
disponible pour iOSAndroid
12 Jan 2018

Les Etats-Unis vont enquêter sur le « narcoterrorisme » du Hezbollah

La justice américaine a créé jeudi une équipe spéciale chargée d'enquêter sur l'utilisation par le Hezbollah du trafic de drogue pour se financer, sur fond de polémique avec l'administration Obama, soupçonnée d'avoir entravé une opération antidrogue pour ne pas nuire aux négociations nucléaires avec l'Iran. Cette "équipe sur le financement et le narcoterrorisme du Hezbollah" (HFNT) est chargée "d'enquêter sur les individus et réseaux fournissant un soutien au Hezbollah, et les poursuivre le cas échéant", a précisé le ministère de la Justice dans un communiqué. Le HFNT "va utiliser tous les outils appropriés pour enquêter activement et poursuivre ceux qui fournissent un soutien financier au Hezbollah afin d'éradiquer les réseaux illégaux qui alimentent le terrorisme et la crise des stupéfiants", a ajouté son adjoint, John Cronan. Cette annonce intervient alors que Washington tente de lutter contre l'influence de l'Iran et du Hezbollah, sur la vie politique libanaise. Un ancien responsable du ministère du Trésor, Juan Zarate, a affirmé mercredi au Congrès que des récentes opérations contre une entité du Hezbollah appelée "Département des affaires commerciales" avaient "révélé les liens financiers et commerciaux du Hezbollah et mené à des arrestations dans le monde entier". Le ministre de la Justice, Jeff Sessions, avait demandé en décembre l'ouverture d'une enquête sur la gestion du Projet Cassandra, une opération lancée en 2008 par l'Agence antidrogue américaine (DEA) pour démanteler les réseaux de financement et de blanchiment du Hezbollah, proche allié de l'Iran. Mais l'administration Obama aurait entravé l'opération afin d'éviter de faire capoter l'accord historique obtenu en juillet 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran. Le réseau du Hezbollah comprendrait des livraisons de cocaïne entre l'Amérique latine et l'Europe ou les Etats-Unis, et un circuit de blanchiment entre des sociétés-écran du Panama, des banques libanaises et même l'exportation de voitures d'occasion des Etats-Unis vers l'Afrique de l'Ouest. L'argent sert à l'achat d'armes pour « les unités combattantes » en Syrie, au financement des rebelles Houthis qui se sont emparés depuis 2014 de vastes portions du territoire au Yémen, aux actions terroristes diverses conduites contre l’Etat d’Israël et à l’achat d’armement ultra sophistiqués en perspective d’une guerre avec l’état juif.                    L'Arabie saoudite, monarchie sunnite proche alliée arabe de Washington, avait déjà accusé en novembre le Hezbollah de se financer grâce à la drogue. Le groupe utilise "le système bancaire libanais pour blanchir de l'argent, les ports du pays pour le trafic de drogue (et) mener des activités terroristes et s'ingérer en Syrie, à Bahreïn et au Yémen", avait affirmé le ministre saoudien Adel al-Joubeir. Le Hezbollah, est sur la liste américaine des organisations terroristes depuis 1995, et le Congrès a adopté en 2015 une loi prévoyant des sanctions contre les banques finançant sciemment le mouvement chiite. (avec AFP)  

Partagez PARTAGEZ
Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter

Cela peut aussi vous intéresser

Evénements, bons plans, ...
Rejoignez
-nous


RCJ le Club

RCJ Le club propose une fois par mois des événements culturels, avant-première de film, théâtre, concerts privés, voyages. Rejoignez-nous, vous allez adorer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook RCJ Twitter RCJ

/