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08/04/18

« Racismes, antiracismes, de nouveaux clivages » Part II

MICHEL WIEVIORKA

Emission: Le bénéfice du doute
Invité(s): Wieviorka Michel

Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack

"Racismes, antiracismes, de nouveaux clivages", invité, Michel Wieviorka

Si le vieux racisme de type biologique, a beaucoup régressé, de nouvelles formes ont suscité la mobilisation de nouveaux acteurs dans le champ de l'antiracisme, aujourd'hui plus clivé que jamais. En témoignent les controverses entre universalistes et "racisés", ou autour de la laïcité. Comment dénoncer le "racisme culturaliste" sans tomber dans le "déni des cultures"? Comment protéger les musulmans de la défiance associée à leur religion sans tomber dans le piège que la référence à "l'islamophobie" tend à la liberté d'expression ? A-t-on raison de traiter tous les combats anti-discriminations ensemble, comme si toutes les discriminations (antisémitisme, sexisme, homophobie, racisme anti-musulman, etc.) mettaient en oeuvre les mêmes enjeux ? Et la lutte contre l'antisémitisme, dont l'exemplarité a été sur-sollicitée au service d'autres mobilisations, a-t-elle encore une place dans le champ de l'antiracisme, ou les arguments dénonçant un supposé "deux poids deux mesures", qui rejettent les Juifs dans le camp des adversaires de la liberté d'expression, l'en ont-ils chassée?

Michel Wieviorka est sociologue, président de la FMSH (fondation Maison des Sciences de l'Homme). Spécialiste des violences sociales, du terrorisme, du racisme, de l'antisémitisme, il a écrit plusieurs dizaines de livres sur ces sujets. Il publie aujourd'hui Face au Mal. Le Conflit sans la violence, aux éd. Textuel.


À propos du livre : "Face au mal : Le conflit sans la violence "

 

Paru aux éditions Textuel

  face au mal     Violence sans limites, haine raciste, repli identitaire : le mal progresse, partout dans le monde, et n'épargne pas la France. Michel Wieviorka lance ici une proposition apparemment iconoclaste : pour guérir le mal, il faut plus de conflit. Le mot de "mal" peut surprendre de la part du sociologue. C'est pourtant, avec l'antidote qu'il met en avant, le conflit, ce qui fait la force et l'originalité de sa réflexion. Pour faire face au mal, il est vain de céder à l'incantation d'une société harmonieuse, et il ne suffit pas de promouvoir le lien social, l'unité nationale, l'égalité républicaine, l'intégration de tous... Non, l'urgent est d'encourager le débat et de reconnaître le conflit, mais pas la violence, pour qu'ils se substituent à la crise. Pour Wieviorka, nous avons besoin de plus de relations conflictuelles. II est grand temps, selon lui, de penser le conflit et sa "ré-institutionnalisation", la réinvention du mouvement social et son traitement politique - là réside l'espoir de sortir de la violence brute.

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