Les livres de la semaine par Josyane Savigneau, Oriane Jeancourt et Alexis Lacroix.
Josyane Savigneau parle d’un ouvrage autour d’Annemarie Schwarzenbach, »De monde en monde », qui sélectionne soixante articles écrits entre 1934 et 1942, publié aux Éditions Zoé (février 2012).
Oriane Jeancourt parle du livre d’Ivan Jablonka « Histoire des grand-parents que je n’ai pas eus », publié aux Éditions du Seuil (janvier 2012).
Alexis Lacroix signe le portrait du romancier italien Umberto Eco et parle de la nouvelle édition du livre « Le nom de la rose », publié aux Éditions Grasset (décembre 2011).
À propos du livre
La vie d’Annemarie Schwarzenbach (1908-1942), écrivain, reporter-photographe et archéologue, fut marquée par la morphine, les amours malheureuses, une lutte acharnée contre le nazisme et une amitié tumultueuse avec Klaus et Erika, les enfants terribles de Thomas Mann. Issue d’une riche famille d’industriels zurichois, elle fut rendue célèbre sous le pseudonyme de Christina, l’héroïne tragique du livre d’Ella Maillart La Voie cruelle.
En 1935, après une tentative de suicide, elle épouse un diplomate français en poste à Téhéran. La légation britannique les invite tous deux à camper dans la vallée du Lahr, au pied du Demavend. C’est là qu’Annemarie commence ce récit de voyage intérieur où les paysages de ces lieux extrêmes, tels d’impitoyables miroirs, la renvoient à elle-même.
À propos du livre
« Je suis parti, en historien, sur les traces des grands-parents que je n’ai pas eus », écrit en quatrième de couverture de son livre Ivan Jablonka. Il est arrivé en écrivain et on verra comment.
L’auteur, jusque-là connu pour ses travaux sur les enfants, notamment les enfants de l’Assistance publique, a mené une enquête sur Matès et Idesa, ses grands-parents paternels.
Ceux-ci étaient nés à l’est de la Pologne dans un village peuplé de Juifs, comme on en voit sur les toiles de Chagall ou dans les romans de Singer.
À propos du livre
Rien ne va plus dans la chrétienté. Rebelles à toute autorité, des bandes d’hérétiques sillonnent les royaumes et servent à leur insu le jeu impitoyable des pouvoirs. En arrivant dans le havre de sérénité et de neutralité qu’est l’abbaye située entre Provence et Ligurie, en l’an de grâce et de disgrâce 1327, l’ex-inquisiteur Guillaume de Baskerville, accompagné de son secrétaire, se voit prié par l’abbé de découvrir qui a poussé un des moines à se fracasser les os au pied des vénérables murailles. Crimes, stupre, vice, hérésie, tout va alors advenir en l’espace de sept jours. Le Nom de la rose, c’est d’abord un grand roman policier pour amateurs de criminels hors pair qui ne se découvrent qu’à l’ultime rebondissement d’une enquête allant un train d’enfer entre humour et cruauté, malice et séductions érotiques. C’est aussi une épopée de nos crimes quotidiens qu’un triste savoir nourrit.

