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25/03/18

« Comment penser le terrorisme en sociologue? » Part I

MICHEL WIEVIORKA

Emission: Le bénéfice du doute
Invité(s): Wieviorka Michel

Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack

"Comment penser le terrorisme en sociologue?", invité, Michel Wieviorka.

 

L'urgence d'inventer des politiques de déradicalisation efficaces face aux "revenants" de retour de Syrie, nous trouve collectivement très démunis et perplexes face aux polémiques qui déchirent le champ des sciences sociales sur la question du terrorisme. Radicalisation de l'islam ou islamisation de la radicalité? Différents écueils (l'insistance sur le déterminisme social, la tentation de la psychiatrisation des terroristes... ) menacent de faire dériver les explications en justifications. A quelles conditions les sciences sociales peuvent-elles donc nous aider à analyser et comprendre le phénomène du terrorisme auquel nous faisons face en France? Comment bien parler du terrorisme en sociologue?

Michel Wieviorka est sociologue, président de la FMSH (fondation Maison des Sciences de l'Homme). Spécialiste des violences sociales, du terrorisme, du racisme, de l'antisémitisme, il a écrit plusieurs dizaines de livres sur ces sujets. Il publie aujourd'hui Face au Mal. Le Conflit sans la violence, aux éd. Textuel.

 

À propos du livre : "Face au mal : Le conflit sans la violence "

 

Paru aux éditions Textuel

  face au mal     Violence sans limites, haine raciste, repli identitaire : le mal progresse, partout dans le monde, et n'épargne pas la France. Michel Wieviorka lance ici une proposition apparemment iconoclaste : pour guérir le mal, il faut plus de conflit. Le mot de "mal" peut surprendre de la part du sociologue. C'est pourtant, avec l'antidote qu'il met en avant, le conflit, ce qui fait la force et l'originalité de sa réflexion. Pour faire face au mal, il est vain de céder à l'incantation d'une société harmonieuse, et il ne suffit pas de promouvoir le lien social, l'unité nationale, l'égalité républicaine, l'intégration de tous... Non, l'urgent est d'encourager le débat et de reconnaître le conflit, mais pas la violence, pour qu'ils se substituent à la crise. Pour Wieviorka, nous avons besoin de plus de relations conflictuelles. II est grand temps, selon lui, de penser le conflit et sa "ré-institutionnalisation", la réinvention du mouvement social et son traitement politique - là réside l'espoir de sortir de la violence brute.

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