Application pour Tablette et Mobile Bien plus qu'une radio
Téléchargez notre application
disponible pour iOSAndroid

Accueil / / Le bénéfice du doute

07/05/17

Après Babel. Eloge de la traduction-Part I

Barbara cassin

Emission: Le bénéfice du doute
Invité(s): Cassin Barbara

Une émission préparée et présentée par Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00

Le mythe de Babel nous rappelle que langage, identité, et politique ont partie liée. Relire Babel, non comme châtiment mais comme chance et comme vocation, c’est réfléchir sur les opportunités et les défis que nous ouvre notre conscience de la diversité des langues. A commencer par le travail, jamais définitif, de traduction des « intraduisibles » en philosophie, et à la nécessité de faire sans cesse circuler la pensée dans l’entre-deux d’une langue à l’autre. « La langue de l’Europe, c’est la traduction », écrivait Umberto Eco. Sans céder à la facilité du « globish » (global english), ni attiser le nationalisme ontologique d’un supposé génie des langues, le passionnant Eloge de la Traduction que signe Barbara Cassin nous invite à « compliquer l’universel ».

Barbara Cassin, philosophe et philologue, helléniste et spécialiste de sophistique grecque, est l’auteur d’un grand nombre d’ouvrages de philosophie, dont le projet collectif du Vocabulaire européen de la philosophie. Dictionnaire des Intraduisibles, publié au Seuil en 2004 et déjà traduit ou en cours de traduction dans différents pays. Dans le sillage d’un projet de recherche sur les « intraduisibles des trois monothéismes », elle a également été le commissaire de l’exposition « Après Babel, traduire », récemment montée au MUCEM de Marseille. Eloge de la Traduction. Compliquer l’Universel, est paru en 2016 aux éditions Fayard.

À propos du livre

"Eloge de la traduction",

aux éditions Fayard.

ELOGE DE LA TRADUCTIONDans le sillage du Vocabulaire européen des philosophies, Dictionnaire des intraduisibles, paradoxalement traduit ou en cours de traduction dans une dizaine de langues, Barbara Cassin propose sur la traduction un point de vue peu banal. Se méfiant de l’Un et de l’universel du Logos, elle se sert de l’outil sophistique pour faire l’éloge de ce que le logos appelle « barbarie », des intraduisibles, de l’homonymie. Pour combattre l’exclusion, cette pathologie de l’universel qui est toujours l’universel de quelqu’un, elle propose un relativisme conséquent ― non pas le binaire du vrai/faux, mais le comparatif du « meilleur pour ». Elle montre que la traduction est un savoir-faire avec les différences, politique par excellence, à même de constituer le nouveau paradigme des sciences humaines. Parce qu’elles compliquent l’universel, dont le globish, langue mondiale de communication et d’évaluation, est un triste avatar, les humanités sont aujourd’hui passées de la réaction à la résistance.

Partagez PARTAGEZ
Partagez sur Facebook Partagez sur Twitter

Cela peut aussi vous intéresser

Evénements, bons plans, ...
Rejoignez
-nous


RCJ le Club

RCJ Le club propose une fois par mois des événements culturels, avant-première de film, théâtre, concerts privés, voyages. Rejoignez-nous, vous allez adorer.

Suivez-nous sur les réseaux sociaux
Facebook RCJ Twitter RCJ

/