Le bénéfice du doute

dimanche 12 février 2017, 13h30 - 14h00

N°30 Diffusion le 12/02/2017

 
Une émission préparée et présentée par, Frédérique Leichter-Flack, les Dimanches de 13h30 à 14h00
 

« Les Mineurs isolés étrangers »

 
invitée : Rozenn Le Berre
 
Au croisement du droit des migrants et du regime general de protection de l’enfance, le dispositif de protection specifique des « Mineurs Isolés Etrangers » soulève des enjeux éthiques spécifiques. Dans son récit-témoignage, Rozenn LeBerre partage, au fil d’une série de portraits, les questions, les doutes et les scrupules de son expérience de travailleuse sociale dans une association d’aide aux adolescents étrangers arrivés seuls en France.
 

 

 

À propos du livre

 
De rêves et de papiers
547 jours avec les mineurs isolés étrangers

Aux éd. La découverte
 
« Je implore toi s’il vous plaît dormir couloir. » Ces mots, Mirjet ne me les dit pas. Il les écrit en albanais sur l’ordinateur et c’est Google Traduction qui me les dit. C’est plutôt marrant d’habitude, les traductions déformées par le logiciel. Là, ce n’est pas drôle du tout. Mirjet dit avoir dix-sept ans, mais tant qu’il n’est pas reconnu mineur isolé étranger, je ne peux pas lui trouver un hébergement.
Durant un an et demi, Rozenn Le Berre a travaillé comme éducatrice dans un service d’accueil pour les jeunes exilés arrivés en France sans leurs parents. De cette expérience, elle a tiré un récit littéraire à deux voix. La première, la sienne, est confi née à l’espace de son bureau et se fait l’écho de ces jeunes qui traînent des valises de souvenirs acides, mais que la fureur de vivre maintient debout. La seconde relate le voyage éprouvant de Souley, un jeune Malien qui a décidé de faire l’aventure et doit arriver en France avant ses dix-huit ans.
Ce livre propose d’aller à la rencontre de jeunes filles et garçons malmenés par l’exil et le labyrinthe administratif français, mais qui parviennent petit à petit à se reconstruire, à sourire et danser, à être pénibles et idiots comme des adolescents, à ne plus avoir peur. À vivre au lieu de survivre.