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03 Déc 2017

 Cinq personnes mises en examen après la séquestration de la famille Pinto en Seine-Saint-Denis

Près de trois mois après l'agression et la séquestration de la famille Pinto, une famille juive de Seine-Saint-Denis, la justice a mis en examen vendredi quatre hommes, dont le commanditaire présumé et une jeune femme, dans cette affaire qui avait provoqué l'émoi. Tous les cinq ont été mis en examen pour vol avec arme, séquestration et extorsion en bande organisée et en raison de la religion des victimes et placés en détention provisoire. Le 8 septembre au petit matin, à Livry-Gargan, des cambrioleurs avaient pénétré par effraction dans le pavillon du militant associatif Roger Pinto, âgé de 78 ans, où se trouvaient également sa femme et son fils. Ils avaient d'abord séquestré le fils de la famille puis, au petit matin, s'en étaient pris à la mère et au père, qui avait reçu plusieurs coups de pied au thorax et à la tête. La famille avait été ligotée et séquestrée pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que la femme parvienne à alerter la police. Leurs agresseurs leur auraient lancé : "Vous êtes juifs donc vous avez de l'argent." Mardi matin, au terme d'un long travail d'exploitation de vidéo-surveillance, de téléphonie et de traces ADN, cinq personnes avaient été placées en garde à vue. Parmi elles, un homme de 50 ans, incarcéré courant septembre dans une affaire de recel de cartes bleues et présenté comme le commanditaire, et trois jeunes âgés de 20 à 23 ans, soupçonnés d'être les auteurs de l'agression. Les enquêteurs de la Sûreté territoriale du département avaient également interpellé en Seine-Saint-Denis une jeune fille de 19 ans, "complice" présumée, qui se serait rendue à un distributeur automatique au matin du 8 septembre pour retirer de l'argent avec les cartes bancaires des victimes, auxquels les malfaiteurs avaient aussi dérobé bijoux et espèces. Le préfet de police de Paris Michel Delpuech estime que les conditions de l'agression "laissaient peu de doute quant au caractère antisémite de cette action crapuleuse". Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, qui avait à l'époque dénoncé une "odieuse agression" semblant "directement liée à la religion des victimes", a affirmé cette semaine que "la lutte contre toutes les formes de racisme et d'antisémitisme est une priorité des services de police et de gendarmerie (avec AFP)

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