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16 Mai 2018

Bras de fer diplomatique autour de Gaza

Emmanuel Macron a exprimé sa « très vive préoccupation » sur la situation à Gaza et appelé au « dialogue pour relancer le processus de paix israélo-palestinien » en s’entretenant hier avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a indiqué l’Élysée.

Au cours de cette discussion téléphonique, le président français « a fait part de sa très vive préoccupation sur la situation à Gaza, condamné les violences et souligné l’importance de la protection des populations civiles et du droit à manifester pacifiquement », selon la présidence.

Emmanuel Macron a « réaffirmé » auprès de Benyamin Netanyahu « l’importance du dialogue pour relancer le processus de paix israélo-palestinien », a précisé l’Élysée.   Le président français s’était auparavant entretenu la veille des tensions au Proche-Orient avec le roi Abdallah II de Jordanie et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas. Au cours de ces entretiens, il avait « condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants » palestiniens à Gaza tout en réaffirmant « son attachement à la sécurité d’Israël ».

De son côté, La Turquie demande aujourd’hui au consul général d’Israël à Istanbul de quitter le pays temporairement, au lendemain d’une mesure similaire prise par Israël à l’encontre du consul général turc à Jérusalem.

Selon l’agence étatique Anadolu, le ministère turc des Affaires étrangères a demandé au consul général israélien à Istanbul, Yossi Levi Safri, de quitter la Turquie « pour un certain temps » après avoir prié la veille l’ambassadeur israélien à Ankara de faire de même.   Répliquant à la sanction diplomatique turque contre son ambassadeur à Ankara, Israël a ordonné hier au consul général turc à Jérusalem de partir temporairement.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, issu de la mouvance islamo-conservatrice, a pris la tête des réprobations d’Israël après les affrontements de Gaza lundi, accusant Israël de « terrorisme d’Etat » et de « génocide » et rappelant pour consultations l’ambassadeur turc à Tel-Aviv.

Benyamin Netanyahu a rétorqué aux critiques de Recep Erdogan en affirmant qu’il n’avait pas de « leçons de morale » à recevoir du président turc.

« Erdogan est parmi les grands supporters du Hamas et il ne fait aucun doute qu’il comprend parfaitement le terrorisme et les massacres. Je suggère qu’il ne nous donne pas de leçons de morale », a affirmé M. Netanyahu dans un communiqué de son bureau.

Cette réaction de M. Netanyahu a provoqué une sortie d’une rare violence à l’égard d’Israël du chef d’Etat turc qui a qualifié mardi Israël d' »Etat d’apartheid » et accusé M. Netanyahu d’avoir « du sang palestinien sur ses mains ».

Cette montée de tensions risque de saborder la fragile normalisation que les deux pays ont lancée en 2016 après une grave crise diplomatique déclenchée par un raid israélien contre un navire d’une ONG turque se dirigeant vers la bande de Gaza en 2010.

A l’appel de différentes organisations, des centaines de manifestants ont protesté devant le consulat israélien à Istanbul hier. Brandissant des drapeaux turcs et palestiniens, ils ont crié en choeur « maudit soit l’impérialisme américain » ou encore « Israël dégage ».

Un rassemblement, qui s’annonce imposant, doit se tenir vendredi à 12H00 GMT à Istanbul, à l’appel de M. Erdogan, sous le slogan « Halte à l’oppression ». (d’après AFP)

 

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