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15 Mai 2018

Affrontements meurtriers à Gaza 

Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir ce mardi au lendemain de violences meurtrières à la frontière de la bande de Gaza, qui ont fait 59 morts. La journée d’hier a été la plus meurtrière du conflit israélo-palestinien depuis la guerre de l’été 2014 dans la bande de Gaza. La direction palestinienne a crié au « massacre » alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié l’usage de la force par le droit d’Israël à défendre ses frontières contre les agissements « terroristes » du mouvement islamiste Hamas, qui gouverne Gaza et auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008. Ces événements ont suscité une vive inquiétude internationale. La Turquie et l’Afrique du Sud ont décidé de rappeler leur ambassadeur en Israël.

Les adversaires d’Israël et des organisations de défense des droits de l’Homme ont de nouveau condamné l’Etat hébreu pour usage disproportionné de la force.

Ses tirs ont tué 109 Palestiniens depuis le début le 30 mars de la « Marche du retour », qui voit des milliers de Gazaouis se rassembler régulièrement le long de la barrière de sécurité entre Israël et l’enclave palestinienne.

Ce chiffre pourrait augmenter aujourd’hui puisqu’une nouvelle mobilisation est prévue près de la frontière, jour où les Palestiniens commémorent la « Nakba », la « catastrophe » qu’a constituée pour eux la création d’Israël en 1948 et qui a été synonyme d’exode pour des centaines de milliers d’entre eux. (Avec AFP)

Tandis qu’à Jérusalem officiels américains et israéliens ont célébré un moment « historique » dans l’enceinte de la nouvelle ambassade, dans la bande de Gaza, dont la périphérie avait été déclarée zone militaire close, des dizaines de milliers de Palestiniens ont protesté toute la journée.

Les plus résolus, payés 100 dollars par le Hamas, ont affronté les tirs des soldats israéliens en allant lancer des pierres et en tentant de forcer la barrière.

Israël avait prévenu qu’il emploierait « tous les moyens » pour empêcher toute incursion en Israël de Palestiniens susceptibles de s’en prendre aux populations civiles riveraines.

Le Koweït a demandé une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour leur part, les Etats-Unis ont bloqué hier l’adoption d’un communiqué du Conseil de sécurité qui entendait exprimer son « indignation et sa tristesse face à la mort de civils palestiniens exerçant leur droit à manifester pacifiquement ».

L’Union européenne et Londres ont appelé à la retenue, Paris a « condamné les violences ».

L’Iran a dénoncé un « jour de grande honte ».

La Turquie a accusé Israël de « terrorisme d’Etat » et de « génocide », estimant que les Etats-Unis partageaient la responsabilité du « massacre » à Gaza.

Israël réfute le caractère proclamé pacifiste de la mobilisation à Gaza et dit qu’elle sert de couverture aux tentatives du Hamas de s’infiltrer en Israël.

Selon l’armée israélienne, au moins trois équipes d’hommes en armes ont essayé de disposer des explosifs le long de la barrière et plusieurs membres du Hamas se sont déguisés en civil pour se fondre parmi les manifestants. Israël a bombardé hier plusieurs positions du mouvement islamiste.

(AFP)

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