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02 Oct 2017

Abdelkader Merah jugé pour « complicité d’assassinats »

En mars 2012, Mohamed Merah abattait "au nom du jihad" trois militaires, un enseignant et trois enfants d'une école juive avant d'être tué par la police : le procès de son frère Abdelkader, accusé de "complicité", s'ouvre lundi à Paris sous haute sécurité. Les audiences, programmées sur un mois devant une cour d'assises composée de magistrats professionnels et en présence de 232 parties civiles, seront placées sous une surveillance aiguë dans un contexte de menace terroriste élevée. Les assassinats de Merah étaient les premiers attentats jihadistes commis en France depuis ceux du GIA algérien en 1995. Ils ont marqué l'avènement d'une nouvelle forme de terrorisme qui a depuis coûté la vie à 241 personnes dans le pays. L'enjeu principal du procès sera de déterminer le rôle exact joué par Abdelkader Merah, dans les tueries exécutées en solo par son frère. L'homme est accusé d'avoir "sciemment" facilité "la préparation" des crimes de son frère en l'aidant notamment à dérober le scooter utilisé lors des faits. A ses côtés comparaîtra un délinquant toulousain, Fettah Malki, à qui il est reproché d'avoir fourni à Mohamed Merah un gilet pare-balles, un pistolet-mitrailleur et des munitions utilisés par le tueur. Les deux hommes sont également poursuivis pour association de malfaiteurs terroriste.  Ils ont reconnu la matérialité des faits mais contestent avoir connu les intentions criminelles du jihadiste.  Surnommé "Ben Laden" dans son quartier, Abdelkader Merah, était fiché pour sa proximité avec des membres de la mouvance islamiste radicale toulousaine dont les frères Fabien et Jean-Michel Clain, les voix des revendications des attentats du 13 novembre à Paris. Abdelkader Merah ne pouvait "ignorer l'orientation jihadiste de son frère qu'il avait contribué à forger", ont estimé les juges d'instruction. Ils ont notamment pointé les contacts répétés des deux hommes les jours précédents les tueries, les séjours au Caire d'Abdelkader Merah ou la découverte à son domicile d'un guide du Moujahidine (combattant de la foi) donnant des conseils pour échapper à la surveillance des services de renseignement. Après les meurtres, l'accusé s'était dit "fier" de son frère, ajoutant que "tout musulman aimerait se faire tuer pour son ennemi". Abdelkader Merah risque la réclusion criminelle à perpétuité, Malki, vingt ans de prison (avec AFP)

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