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03 Nov 2017

Abdelkader Merah condamné à 20 ans de réclusion pour association de malfaiteurs mais pas pour complicité

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné Abdelkader Merah à 20 ans de réclusion criminelle, la peine maximale pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, mais l'a acquitté du chef de complicité des sept assassinats perpétrés en mars 2012 par son frère Mohamed. Fettah Malki, reconnu coupable d'avoir vendu l'arme et le gilet pare-balles à Mohamed Merah en connaissant sa radicalisation, a écopé de 14 ans de prison, également pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Les peines des deux hommes sont assorties d'une période de sûreté des deux tiers. L'accusation avait requis la perpétuité contre Abdelkader Merah et 20 ans de réclusion criminelle contre Fettah Malki. La cour a rendu son verdict après huit heures de délibéré, au terme de cinq semaines d'un procès sous haute tension, marqué par les témoignages poignants de proches de victimes de Mohamed Merah et un contexte pesant de menace terroriste persistante depuis la vague d'attentats sans précédent ayant frappé la France. Mohamed Merah a "toujours été seul" au moment où il a commis ses assassinats, les 11, 15 et 19 mars 2012 à Toulouse et Montauban, avant d'être abattu par le Raid le 22 mars, a souligné la cour. Et "s'il partageait bien les motivations" du jihadiste, "aucun élément de la procédure ne montre" qu'Abdelkader Merah "connaissait les objectifs visés et les crimes commis par son frère", a-t-elle ajouté. "C'est un jugement qui devrait satisfaire les parties civiles", a commenté Me Simon Cohen, principal avocat des familles de victimes : "La cour (...) n'a pas cédé ni devant les terroristes de tout poil ni devant certaines menaces". Cette satisfaction était loin d'être partagée par deux figures emblématiques des parties civiles, Latifa Ibn Ziaten, mère du premier soldat tué par Mohamed Merah et Samuel Sandler, père et grand-père de trois victimes de l'école juive de Toulouse. "On est trop naïf en France. Il faut qu'on se réveille pour protéger notre pays, pour protéger nos enfants", a réagi la première, pour qui les magistrats "n'ont pas été jusqu'au bout". "C'est mieux que rien mais nos enfants, eux, ont pris perpétuité. Dans quinze ans, il aura tout oublié. Nous, notre peine, notre malheur est éternel", a abondé le second. Pour Me Olivier Morice, avocat d'une famille de victime, c'est bien "une justice sereine qui a été rendue". "Nous savions depuis le début que la complicité était délicate à qualifier", a-t-il convenu, estimant que le verdict pourrait conduire Abdelkader Merah à ne pas faire appel. "En acquittant Abdelkader Merah du crime de complicité d'assassinats, la cour a rappelé que même dans les affaires de terrorisme les plus graves, la preuve et la règle de droit n'étaient pas reléguées au rang d'accessoires", a déclaré Me Dupond-Moretti, à sa sortie de l'audience, sous les huées. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a exprimé dans un communiqué sa crainte "que les terroristes islamistes voient dans ce verdict un signe de faiblesse" (avec AFP)

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