Le prix de la Closerie des Lilas à Oriane Jeancourt Galignani

Le Prix de la Closerie des Lilas a été attribué mercredi à Oriane Jeancourt Galignani pour « Hadamar » (Grasset), un roman glaçant évoquant l’histoire d’un des six centres d’euthanasie mis en place par le régime nazi pour supprimer les handicapés mentaux. Hadamar est une tranquille cité médiévale allemande à mi-chemin entre Francfort et Cologne. Durant le régime nazi (1933-1945), l’hôpital psychiatrique de cette ville devint un centre d’euthanasie où périrent 15.000 personnes, handicapés et enfants « demi-juifs ». Le troisième roman d’Oriane Jeancourt Galignani, 35 ans, commence lorsque tout est terminé, dans le chaos de l’Allemagne vaincue, à la fin de l’été 1945. On suit les pérégrinations de Franz, journaliste rescapé du camp de Dachau, à la recherche de son fils Kasper, un adolescent fragile que Franz avait cru pouvoir sauver en l’inscrivant aux Jeunesses hitlériennes. Accompagné d’un officier américain, sa quête le conduira jusqu’à Hadamar où, à partir de 1941, fut appliqué le programme d’extermination à l’encontre des handicapés baptisé « Aktion T4 ». Raconté au présent, le récit d’Oriane Jeancourt Galignani est dédié « aux disparus d’Hadamar ». Texte cru et bouleversant, il laisse le lecteur le souffle coupé. Oriane Jeancourt Galignani était le 17 janvier l’invitée de Caroline Gutmann sur RCJ dans l’émission Postface que vous pouvez podcaster. Passionnant.