Filière jihadiste de Champigny

Le procès en appel de la filière jihadiste de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), où douze prévenus ont été condamnés en première instance à des peines allant jusqu’à dix ans de prison, s’est ouvert  à Paris. Cinq audiences sont prévues jusqu’au 17 janvier.Le parquet a fait appel car les peines prononcées à l’encontre de certains des prévenus étaient inférieures aux réquisitions du parquet ou n’étaient pas assorties de la période de sûreté des deux tiers demandée par l’accusation. Par deux vagues successives, les 10 et 12 août 2013, les membres de ce groupe s’étaient rendus en Syrie. Plusieurs d’entre eux s’y trouveraient encore et ont été condamnés par défaut, en leur absence, le 12 avril dernier par le tribunal correctionnel de Paris. Ils s’étaient radicalisés pour la plupart en fréquentant la mosquée Triton de Villiers-sur-Marne. Notamment au contact de son « imam » Mustapha Mraoui, en fuite, décrit comme un « gourou » et d’un autre homme, Karim Assani, qui occupait une place de référent religieux. Il est sans doute mort en Syrie, tout comme un autre des prévenus, Mikaël Batista. Ce dernier a néanmoins été condamné en première instance à neuf ans de prison, avec une période de sûreté des deux tiers. Les deux prévenus qui comparaissaient détenus devant la cour d’appel de Paris avaient quant à eux été condamnés à sept et huit ans de prison. Le parquet avait requis contre eux neuf ans de prison. Aucun des trois prévenus qui étaient libres n’avait été incarcéré à l’issue du premier procès, la partie ferme de leur peine étant aménageable. (Avec AFP)