Coup d’envoi à une cérémonie du souvenir pour le 70e anniversaire de l’insurrection du ghetto de Varsovie

Le Mur du ghetto. Il en reste quelques vestiges.

Le Mur du ghetto. Il en reste quelques vestiges.

Les sirènes et les sons de cloches des églises retentiront à travers Varsovie ce matin. Ils donneront le coup d’envoi à une cérémonie du souvenir, 70 ans après qu’une poignée de combattants juifs attaquèrent les nazis pour mourir plutôt l’arme à la main que dans un camp d’extermination.

Plusieurs milliers de personnes sont attendues à cette cérémonie devant le mémorial aux héros de l’insurrection du ghetto. Parmi elles le chef de l’Etat polonais Bronislaw Komorowski, le président du Parlement européen Martin Schulz, le ministre israélien de l’Education Shai Piron et des survivants de l’Holocauste.

Les participants passeront ensuite devant le mémorial d’Umschlagplatz, lieu de départ de trains vers les chambres à gaz du camp de Treblinka. Les nazis y ont envoyé plus de 300’000 juifs de Varsovie.

Un grand musée d’Histoire des juifs de Pologne ouvrira ensuite ses portes sur l’emplacement du ghetto, pour témoigner d’une coexistence millénaire complexe entre juifs et Polonais. Le musée est appelé à devenir un grand centre d’animation culturelle, dotée d’un riche programme de rencontres théâtrales, cinématographiques, musicales et scientifiques, avec débats et ateliers.

Survivants présents

« Nous avons encore parmi nous ceux qui ont combattu. C’est notre obligation de leur rendre hommage et de les remercier, tant que nous pouvons encore les voir et les entendre », a déclaré à l’AFP le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich.

L’un des derniers combattants de l’insurrection, Simcha Rotem appelé Kazik, 89 ans, qui avait réussi à évacuer par des égouts une poignée d’insurgés, est arrivé mercredi d’Israël où il vit, pour participer aux cérémonies dans sa ville natale. « Nous ne pensions en aucun cas que nous allions vaincre les Allemands. C’était clair », a-t-il raconté à l’AFP.

AFP 19/04/2013 – 4H33